David Glasheen, ou le Robinson Crusoé contemporain

Après une vie passée à courir après le temps, David G. s’est retiré du monde moderne au profit d’une vie de reclus sur une île déserte !

Surnommé « le Robinson Crusoé australien » par la presse, David Glasheen vit depuis 1993 sur la petite Restoration Island, au large du nord-est de l’Australie. Ancien entrepreneur, il menait grand train dans la ville de Sydney jusqu’au krach boursier de 1987, à la suite de quoi il perdit toutes ses actions boursières qui s’élevaient alors à un peu plus de huit millions d’euros. Dans sa chute, il perdit également sa femme…à la suite d’un divorce (que les femmes sont vénales :p).

Plutôt que de broyer du noir et d’envisager le pire, Glasheen s’est tourné vers une vie d’ermite en compagnie de son chien, Quasi. Il se complaît depuis dans un cadre intime rythmé par une tranquillité sans comparaison, agrémentant son quotidien de la pêche aux crabes & poissons, de la collecte de fruits et de la culture de légumes, sans oublier la fabrication de sa propre bière. Ce qui lui permet de s’occuper, mais aussi et surtout de subvenir à ses besoins alimentaires.

Personnage singulier il va sans dire, celui-ci s’est fait connaitre internationalement dans la presse il y a quatre ans, alors qu’il effectuait des recherches sur un site de rencontres (oui, il dispose d’une box internet qui fonctionne à l’énergie solaire) dans l’espoir de trouver une « assistante ». Malheureusement, il n’a pas trouvé preneuse. Il faut dire que trimbaler un mannequin dans une brouette pour aviser de sa condition de célibataire endurci n’a pas joué en sa faveur.

Cette soudaine notoriété a d’ailleurs suscité l’intérêt du photographe Brian Cassey, lequel lui a tiré le portrait afin de retranscrire le quotidien de Glasheen, dont les clichés alimentent ce billet.

Malgré une vie sentimentale aride, David se considère comme « le mec le plus chanceux du monde ». A défaut d’être malheureux en amour, on aurait pu penser qu’il aurait pu s’en tirer à bon compte pour le reste…

Mais ombre au tableau, la Cour suprême australienne a condamné en août dernier le sexagénaire à quitter l’île pour ne pas avoir respecté les termes du contrat qui le liait à l’Etat, à savoir le développement d’un port de pêche et d’infrastructures touristiques. En effet, à son arrivé sur l’île, ce dernier avait signé un bail de 43 ans en contre-partie de quoi il devait s’amender des travaux susmentionnés.

Si son avenir reste incertain après ce jugement jugé « horrible » par l’intéressé, il est probable qu’il aura de quoi se retourner s’il remet les pieds sur le continent, David Glasheen n’ayant jamais vraiment ôté son costume de businessman, misant depuis des années sur les marchés, notamment sur les stocks d’uranium, de fer, d’or et d’argent…

Sources : Sydney Morning Herald, The Telegraph

0 0 vote
Évaluation de l'article

Noter la qualité du post

S’abonner
Notifier de
guest
4 Commentaires
Le plus populaire
plus récent plus ancien
Inline Feedbacks
View all comments
PainDepice
PainDepice
26 novembre 2012 15 h 07 min

meskine

zamale
zamale
26 novembre 2012 15 h 43 min

la vie que j’aimerais avoir,seul sur une ile mais avec une femme (ou plusieurs)quand meme.

il a vraiment de la chance!

Beetlejuice
Beetlejuice
26 novembre 2012 20 h 42 min

Un fantasme de réalisé.. oui mais des fois, il doit se sentir bien seul quand même. J’aimerai bien voir les sites qu’il visite avec sa box ^^

sebastien
sebastien
18 juin 2016 17 h 58 min

bonjour David est il possible de te rejoindre pour aider à tes désir pour une période