Football: l’affaire Ouaddou

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REUTERS : dimanche 17 février 2008 par Dimitri Rahmelow

METZ (Reuters) – Carlo Molinari, le président du FC Metz, a déploré dimanche les propos racistes d’un supporter messin à l’encontre d’Abdeslam Ouaddou, le capitaine de Valenciennes et confirmé que le club avait porté plainte avec constitution de partie civile.

Samedi, lors de la rencontre Metz-Valenciennes comptant pour la 25e journée de Ligue 1, l’international marocain a essuyé des insultes – « sale négro » et « sale singe », selon plusieurs témoins – d’un spectateur isolé.

Le joueur a tenté de rejoindre le spectateur dans les tribunes à la mi-temps pour s’expliquer, ce qui lui a valu d’écoper d’un carton jaune de la part de l’arbitre, Damien Ledentu.

« Ma réaction est toute simple. On est contrarié par tout ce qui arrive. On a porté plainte. Je déplore le comportement de ce type, c’est regrettable. Ce sont des choses que l’on ne devrait pas voir sur des stades », a déclaré Carlo Molinari à Reuters.

« Il s’agit d’un cas isolé et c’est pénible. J’espère que la justice interviendra rapidement. Il faut l’interdire de stade – c’est la moindre des choses – pour de longs mois et de longues années. De tels comportements, cela n’a pas de nom. »

Ouaddou avait lui porté plainte dès samedi soir à l’issue de la rencontre qui a vu la victoire de Metz sur Valenciennes (2-1).

« Ces propos étaient très durs. J’en ai fait part à l’arbitre qui m’a dit de rester dans mon match. Mais la personne a continué. Très énervé, je suis passé au-dessus des panneaux publicitaires pour m’expliquer avec elle et la raisonner », a expliqué l’international marocain.

« LA PLUS GRANDE FERMETÉ »

L’individu incriminé ne faisait à priori partie d’aucune organisation officielle de supporters.

Les stadiers sont immédiatement intervenus pour faire évacuer l’auteur présumé des insultes, un homme de 38 ans, avant de le confier aux forces de police. L’homme a par la suite été placé en garde à vue.

A la fin de la rencontre, Abdeslam Ouaddou a été interrogé pendant plus d’une heure par la police dans l’enceinte du stade.

« Pour marquer le coup, la police m’a demandé de porter plainte. Je l’ai fait. Pour que la personne soit sanctionnée et peut-être interdite de stade. Ca m’était déjà arrivé, mais là, j’ai craqué », a expliqué le joueur.

La Ligue de football professionnel (LFP) a déclaré dans un communiqué qu’elle porterait plainte lundi.

« Face à des comportements absolument inadmissibles, la seule réponse est la plus extrême fermeté dans la répression », a déclaré Frédéric Thiriez, le président de la LFP, dans un communiqué.

« On ne veut plus de ces individus racistes ou violents dans nos stades », a-t-il ajouté.

Le FC Metz est sous la menace d’une rencontre à huis clos avec sursis à la suite de débordements entre supporters lors du match Metz-Strasbourg du 6 octobre dernier. Ce nouvel épisode pourrait faire tomber le sursis.

« Je ne vois pas comment la commission de discipline (de la Ligue) pourrait retenir la responsabilité du club face à un cas isolé », a dit Molinari.

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