Le gène CCR5-Δ32 permet-il de résister au coronavirus ?

Carte du monde affichant les fréquences d'allèles CCR5-Δ32 ( f ) des 87 pays analysés. L'attribution des données aux pays est basée sur l'origine auto-évaluée du donateur.

Certaines populations résistent mieux à certaines infections. A ce sujet, la mutation CCR5 delta-32 semble offrir une résistance à la peste bubonique et au VIH.

Le génotype CCR5Δ32, soi-disant protecteur contre le virus de l’immunodéficience humaine, a toujours attisé la curiosité de certains scientifiques, et une certaine fascination.

Or, lorsqu’on regarde la carte montrant la prévalence de la mutation CCR5-Δ32 dans les populations par pays, on observe une faible présence de ce gène dans les pays asiatiques, Iran compris. En Italie aussi, la mutation est beaucoup plus faible qu’en Europe du Nord.

A l’inverse, les pays d’Europe du Nord, et la Russie, ont une fréquence élevée du gène Delta-32.

Or, même si cela ne sont que des supputations, le coronavirus semble faire – pour le moment – beaucoup plus de ravage en Chine et en Italie, qu’en Russie, Allemagne et Europe du Nord.

En effet, les 3 pays les plus touchés en termes de mortalité sont, dans l’ordre, la Chine, l’Italie, puis l’Espagne. Et ces pays présentent une prévalence de la mutation CCR5 moins élevée que les pays qui, pour l’instant, ont une mortalité très faible liée au coronavirus.

Carte du monde affichant les fréquences d’allèles CCR5-Δ32 ( f ) des 87 pays analysés. L’attribution des données aux pays est basée sur l’origine auto-évaluée du donateur.

En d’autres termes, il se pourrait qu’il y ait une corrélation entre la fréquence du gène CCR5 et l’impact du coronavirus dans les populations.

Dans l’hypothèse où le gène CCR5-Δ32 permettrait de « mieux » résister à l’infection au coronavirus, les peuples d’Europe du Nord seraient donc beaucoup plus « protégés » que les peuples du sud et d’Asie.

Il serait intéressant de voir s’il finira par y avoir une vraie corrélation à mesure que ce virus se propage. Mais quant bien même cette hypothèse serait vraisemblable, les mouvements de populations apparus au 20è siècle viendraient biaiser les rapprochements éventuels ainsi que les corrélations potentielles.

Concernant l’origine du gène Delta-32, plusieurs hypothèses co-existent. Le génotype CCR5Δ32 n’est pas présent de façon égale dans la population caucasienne : la fréquence moyenne est de 10 % et va jusqu’à 16 % dans les populations de Finlande et de Russie.

Ces observations permettent donc de supposer que l’émergence de la mutation CCR5Δ32 s’est produite en Europe assez récemment. Elle résulterait d’une sélection positive dont la cause fait l’objet d’une hypothèse formulée par des chercheurs britanniques dans un article publié dans le Journal of Medical Genetics en 2005.

Parmi les causes énoncées, il se peut que les épidémies de peste ou de variole qui ont terrassé l’Europe (la peste noire tua 40 % de la population européenne au xive siècle) ait entraîné la mutation du gène. Mais cela ne reste que de simples hypothèses…

Alors les populations nordiques sont-elles plus « protégées » que celles provenant de populations du sud ? La question est posée…

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19 mars 2020 2 h 20 min

La moitié de ta carte pourrie est non chiffrée, et c’est une auto évaluation du « donateur » de donnéés… pas de source, ni le nombre de sondé.
Faut arrêter un peu les conneries EVO, pas très responsable depuis le début de cette crise sanitaire.