Japon : des traces radioactives…

Accident nucléaire bénin ou malin ?

 

Une exposition radioactive peut-être bénigne (sans gravité et non mortelle) ou maligne (capable d’envahir et de détruire les structures, fatale si elle n’est pas traitée)…

Qu’est-ce que la radioactivité ?

Cette courte vidéo a pour objectif de vous expliquer ce phénomène.

Comment se forme-t-elle ? Comment peut-on l’utiliser ? Quels sont ses effets sur l’homme ?

Fred et Jamy nous disent tout sur le sujet. Et quand on sait ce qu’est la radioactivité, on peut comprendre beaucoup de choses : la formation de la terre, il y a 4,5 milliards d’années, la bombe atomique, la production d’électricité, les risques liés à l’exposition aux rayons…

Dans son camion-laboratoire, Jamy nous permet d’aborder avec simplicité les isotopes, la désintégration des atomes Adans le temps, le radon, les origines de la radioactivité… Autant de notions qui n’auront plus de secret pour nous !


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Il existe en France dix-neuf centrales nucléaires qui produisent à elles seules 80% de notre électricité. Chacune de ces centrales est une gigantesque cocotte minute qui transforme la vapeur d’eau en électricité. A l’intérieur de ce système ? Des dizaines de tonnes d’uranium que l’on casse pour qu’il libère son énergie.

C’est pas sorcier fait le point sur la production de l’énergie nucléaire en France. Comment peut-on produire de l’électricité avec de la vapeur d’eau ? Pourquoi faut-il casser l’uranium pour qu’il libère son énergie ? Qu’est-ce que c’est une réaction en chaîne ? Si un accident grave se produisait à l’intérieur d’une centrale nucléaire française, que se passerait-il exactement ? Et selon quel plan les centrales nucléaires devraient-elles progressivement remplacées ?


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Voici l’échelle internalione  de la classification des risques en 8 niveaux (INES)

 

Définition des niveaux de gravité

Les événements de niveaux 1 à 3, sans conséquence significative sur les populations et l’environnement, sont qualifiés d’incidents, ceux des niveaux supérieurs (4 à 7), d’accidents.

Le septième et dernier niveau correspond à un accident dont la gravité est comparable à la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986.

RAPPEL

2011/03/17 10h10., annonce l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son site internet. Ils étaient jusqu’ici classés au niveau 4. L’accident du réacteur n°4 a quant a lui été reclassé au niveau 3.

L’agence japonaise de sûreté nucléaire a reclassé les accidents des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima au niveau 5

ILS EN PARLENT : Liberation.fr / 

 

Tchernobyl et ses conséquences

Survenu dans la nuit du 26 avril 1986, l’accident survenu en Ukraine n’est annoncé officiellement que deux jours plus tard. Car la transparence de l’information n’est pas le fort de Moscou, dans une Europe encore coupée en deux.

Le nuage radioactif a survolé la Suède, l’Allemagne et la France, mais il faut attendre cinq jours avant de voir les premières images satellite. Les Soviétiques prétendent contrôler la situation, alors que l’incendie du réacteur n° 4 de la centrale n’est pas maîtrisé. Les conseils d’experts ouest-allemands sont sollicités. Car, en 1986, la RFA produit un tiers de son électricité grâce au nucléaire.

En France, la proportion est déjà de 65 %. Pas question pour les gouvernants hexagonaux d’affoler les populations. Pourtant, des deux côtés du Rhin, de simples citoyens et des chercheurs indépendants regardent avec méfiance les mesures présentées par les experts officiels.

L’apparition de nuages verts et jaunes, le 30 avril, dans le ciel de Munich, lors d’un orage, a contribué à semer le doute… Lorsqu’en RDA, la nouvelle est diffusée avec dix jours de retard, des ouvriers sont affectés à la « décontamination » de tous les camions en provenance des Pays de l’Est. Le 8 mai, Bonn conseille d’éviter le lait frais, les salades et les champignons. En France en revanche, fruits et légumes continuent d’alimenter les marchés…

Retour sur une gestion de crise catastrophique… 


(Allemagne, 2011, 52mn) Réalisateur: Karin Jurschick

En 25 ans, nous avoir fait énorme progrès !


Par Irina Petrovna


Source : LeTelegramme.com

Source : RadioFrance.fr/France-Bleu


Source : Liberation.fr


Source : Liberation.fr

Une image de l’arrosage du réacteur numéro 3 de la centrale de Fukushima.


Crédits photo : Japan Defense Ministry/AP / Source : LeFigaro.fr

Zone d’évacutiaon autour de l’usine de Fukushima


Via NewYorkTimes, mise à jour 2011/03/17

UPDATE

2011/03/17 08h30

Le secrétaire général du gouvernement japonais Yukio Edano a confirmé samedi que des niveaux radioactifs dépassant la limite autorisée avaient été relevés dans du lait et des épinards

Il a expliqué que du lait et des épinards contaminés avaient été détectés respectivement dans les préfectures de Fukushima et d’Ibaraki… Il s’agit des premiers cas signalés d’aliments contaminés par de la radioactivité depuis le séisme du 11 mars… D’après lui, des niveaux anormaux de radioactivité ont été relevés dans du lait à environ 30km de la centrale ainsi que dans des épinards dans une région située entre 80km et 100km au sud…

Ces taux dépassent les limites autorisées par le gouvernement mais les produits ne « posent pas de risques immédiats pour la santé« , a-t-il assuré, précisant que des analyses seraient effectuées sur d’autres aliments. Si les examens mettent en lumière une contamination, les approvisionnements en denrées alimentaires provenant de la région seront arrêtés, a précisé M. Edano…

Ils en parlent : France2.fr / Leparisien.fr / 

 


Source : RadioetSante

 

A propos de l’accident nucléaire de Fukushima

Bertrand Barré est conseiller scientifique auprès d’Areva. Il nous apporte son éclairage sur les évènements en cours dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon et évalue les conséquences possibles de cet accident au plan sanitaire et environnemental.

Interview réalisée le 17 mars 2011.


Réalisation : Didier Boucheron / Production : Universcience 2011

Yves Marignac est directeur de Wise-Paris (agence d’information sur le nucléaire). Il nous apporte son éclairage sur les évènements en cours dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon et évalue les conséquences possibles de cet accident au plan sanitaire et environnemental.

Interview réalisée le 17 mars 2011.


Réalisation : Christian Buffet / Production : Universcience 2011

 

RAPPEL

Plusieurs unités existent pour mesurer une activité radioactive :

Le Becquerel (Bq) sert à mesurer le nombre de désintégrations radioactives par seconde au sein d’une certaine quantité de matière (un Bq correspond à une désintégration par seconde).

A titre d’exemple, le granite émet une radioactivité naturelle typiquement de l’ordre de 1Bq par gramme de granite.

Moyennées sur les 42 heures de suivi, les activités sont les suivantes :
– Iode 131 : 14,9 Bq/m3
– Iode 132 : 14,5 Bq/m3
– Césium 134 : 3,4 Bq/m3
– Césium 137 : 3,2 Bq/m3.
Une valeur moyenne de 3,4 Bq/m3 représente de l’ordre de 1 million de fois le niveau normal

On constate que le niveau de radioactivité de l’air a très fortement augmenté sur Tokyo le 15 mars, entre 10h et 12h, avec un pic de radioactivité sur les poussières prélevées à 11h :
– Iode 131 : 241 Bq/m3
– Iode 132 : 281 Bq/m3
– Césium 134 : 64 Bq/m3
– Césium 137 : 60 Bq/m3 (Ce niveau représente plus de 10 millions de fois le nuveau antérieur aux accidents nucléaires). 

Cette unité (Bq) mesure simplement l’activité en nombre d’émission de particules, mais pas la dangerosité de ces rayonnements, qui dépend de la nature des particules émises et de leur énergie, d’où les unités suivantes :

Le Gray (Gy) mesure la dose d’énergie absorbée, par unité de masse exposée aux rayonnements (1 Gy = 1 J/kg). Il s’agit donc d’une mesure d’énergie absorbée, indépendamment de son effet biologique.

Lert (Se Sievv) est une mesure d’énergie absorbée par unité de masse, mais tenant compte de l’effet des différents rayonnements (type de radiations, leur énergie, l’effet biologique étudié), et de la sensibilité des différents tissus du corps humain. Lorsque l’on s’intéresse à la dangerosité d’un rayonnement, l’unité pertinente est donc le Sievert.

Par commodité, on utilise couramment le millisievert (mSv).

Quelques exemples :

Dose annuelle moyenne reçue en France :
environ 2,4 mSv/an/personne. (2mSv de radioactivité naturelle, la dose reçue par radioactivité artificielle correspondant à 99% au secteur médical).

Limite autorisée pour l’exposition de la population aux rayonnements artificiels, en France :
1 mSv/an/personne (Code de la santé publique, Article R1333-8).

Limite autorisée pour les personnels exposés, en France :
20 mSv/an/personne. (Code du travail, Article R231-76).

Une radiographie des poumons / Un voyage Paris-New York aller retour :
0,3 mSv / 0,06 mSv

-> CARTE DE RÉSULTATS DE MESURES AU JAPON

Accéder aux résultats collectés par la CRIIRAD sur les différents réseaux locaux
(exploitants, état, collectivités, instituts de recherche…)

Mode d’emploi :
Cliquez ici pour agrandir la carte, puis cliquez sur les icônes.
A l’intérieur de la fenêtre qui s’ouvre :
Cliquez sur le lien « données » pour accéder aux graphiques établis par la CRIIRAD.
Cliquez sur le lien « source » pour accéder au site internet d’où proviennent les résultats.

 


Source : LeTelegramme.com


Source : Futura-Sciences.com

Il en parlent > France24.com / Ouest-France.fr / TaSante.com

Un film, tourné en 1996, établit un tableau passé, présent et même à venir, du nucléaire civil en Europe orientale, en Russie et dans les républiques issues de l’ancienne URSS.

A travers un double regard, celui du drame de Tchernobyl et celui de la guerre commerciale que se livrent les Occidentaux pour la rénovation des anciennes centrales de l’Est, ce film montre la réalité du nucléaire à la fin des années 90. Historiens, archivistes, scientifiques ont travaillé sur les lieux de l’accident et ont eu accès aux archives de l’URSS prouvant que les gouvernements successifs connaissaient les risques de Tchernobyl dès 1979, et la volonté de cacher les conséquences de l’explosion nucléaire du 26 avril 1986…

Résultat de deux ans de travail, un document dresse un portrait corrosif du nucléaire européen…

En voir plus sur www.vodeo.tv/tchernobyl-10-ans-apres-nuages-sur-l-europe

RAPPEL

L’ASN parle de conditions extrêmes d’intervention… Le taux de doses maximales autorisées pour les travailleurs manipulant de la radioactivité est établi à 20 mSv par an. « Il peut être relevé à 300 mSv quand il s’agit de sauver des vies, mais pas au-delà. » Au Japon, les autorités l’auraient poussé à 500 mSv.

À partir d’une dose de 100 mSv reçue par le corps humain, les risques de cancer augmentent significativement. À partir de 1 000 mSv, les rayonnements atteignent les cellules souches, et les effets sont immédiats et irréversibles.

Depuis mardi, des personnels ont dû être évacués à plusieurs reprises des abords de réacteurs, alors que des pics de débit de doses supérieures à 400 mSv par heure étaient enregistrés. De façon générale, le temps passé à travailler sur place est désormais calculé au plus juste. Des roulements s’opèrent de quart d’heure en quart d’heure, afin de limiter le temps d’exposition de chacun.

UPDATE

2011/03/18 01h53

Tepco a déclaré qu’il ne renverrait pas sur le terrain ses employés ayant reçu plus de 100 mSv de radiation

 

 

Les déchets radioactifs

Le camion de C’EST PAS SORCIER s’arrête à une centrale nucléaire pour savoir ce que l’on fait de tous les déchets radioactifs.

En l’an 2000, le volume des déchets nucléaires produits en France sera d’environ 900 000 m3. Mais il y a d’autres sortes de déchets : des simples gants ou chiffons contaminés jusqu’aux produits de fission qui sont dans le combustible usé. Nous verrons comment ils sont triés en fonction de leur radioactivité et de leur durée de vie…


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BONUS: « Les énergies renouvelables »

Les énergies renouvelables ont le vent en poupe ! Pourtant la France est encore loin d’atteindre son quota de 20 % d’énergies propres pour 2020, but que se sont fixés les pays de l’Union européenne. Afin de diversifier son bouquet énergétique, en complément de la biomasse, de l’éolien, du solaire ou de la géothermie, la France cherche à développer les énergies marines car elle possède le deuxième potentiel maritime mondial… 


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[ Source : CRIIRAD.org/communique1403_japon /SciencePresse.qc.ca / Sciences.Blogs.Liberation.fr / Sante.gouv.fr / EnviScope.com / HardWare.fr / TEPCO.co.jp /]

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Krylau
Krylau
19 mars 2011 17 h 15 min

« Problèmes » (sans gravités ?) de relecture…

polar
19 mars 2011 18 h 41 min

Sans gravités.

Scandale
Scandale
20 mars 2011 2 h 19 min

internalione ?

Bon sinon gros article, bravo. Bon après la qualité du contenu je n’ai pas encore tout regardé. 😉

MP
MP
20 mars 2011 17 h 43 min

tres chiant cet article !

gaulois69
gaulois69
20 mars 2011 18 h 12 min

Cet article à l’air très complet… BRAVO et merci de nous l’offrir (j’ai pas encore vu le contenu, impossible de dire si sa vaut le coup ou pas)

Rappel : Vaut mieux être qualitatif que quantitatif.