Laurent Joffrin perd patience

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Laurent Joffrin, le PDG du quotidien Libération  pète un câble! Florence Cousin, la journaliste récemment licenciée par la direction, entame sa quatrième semaine de grève de la faim dans les locaux du journal…et elle n’a pas l’air de vouloir s’en aller.

Explications + vidéo

La secrétaire de la rédaction du quotidien Libération, Florence Cousin, continue sa grève de la faim pour manifester son mécontentement vis-àvis de la direction qui l’a licenciée.
Que s’est-il passé?
La direction de Libération avait promis de ne licencier aucun de ses employés malgré l’annonce de son nouveau plan d’économies.
Mais le journal n’ a pas tenu sa parole et Florence Cousin en a fait les frais. Cette journaliste faisait pourtant partie du Comité d’entreprise du quotidien. La rédaction a évoqué un licenciement pour « incompétences ». Incompétences parce qu’elle n’a pas dû faire ses preuves, selon Libération, lors de sa courte formation de 9 jours qu’elle a eu avant de se faire licencier afin  d’être « reclassée » en rédaction.
Pour Florence Cousin, il n’y avait qu’une seule solution pour se faire entendre : grève de la faim. D’ailleurs, elle se trouve dans le hall du Libération.
Ainsi elle crie son refus d’être injustement sanctionnée, sa volonté d’exercer son métier et tiens à être formée.
Quatre semaines  se sont passées depuis et  d’ailleurs le lundi 23 février en début d’après-midi, une partie des syndicalistes de la CGT-SGLCE [branche majoritaire chez les ouvriers du livre des NMPP], qui ont empêché la parution du journal le week end avant, avaient envahi le hall…
Le temps passe. Laurent Joffrin perd patience.
Selon Laurent Joffrin, « elle nous a dit qu’elle avait déjà suivi une formation d’un an, elle n’a donc suivi que des cours de remise à niveau. C’est par ailleurs une salariée qui a occupé au sein du journal dix postes et qui a suivi une douzaine de formations. »
De son côté, Florence Cousin dit enfin bénéficier du soutien des NMPP et de la SGSE, ainsi que d’une partie des journalistes, ce que réfute catégoriquement le PDG du journal : « Le soutien des journalistes a été factuel, et faible ».
Parallèlement à cette affaire médiatique, un site internet est entré en jeu pour défendre la cause de Florence Joffrin. Il s’agit du site internet le « monde réel » dont  l’auteur est  Jean-Paul Cruze, délégué CGT. Les plus anciens du journal se souviennent que Cruze s’était lui-même infligé une grève de la faim devant le bureau de Serge July. C’était en 1981. À l’époque, July avait mis en place un plan de licenciements au moment du lancement de « Libé II ».
Florence est toujours allongée et muette sur son lit  de camp (une couverture, des bouteilles d’eau minérale). Selon Joffrin, « il faut bien voir que l’accord qu’on propose à cette salariée n’existe pas en France; ce sont des conditions de départ plus que bonnes que nous lui promettons, qui lui assurent un travail après: un préavis de 12 mois, une grosse enveloppe d’indemnités-préavis supplémentaires, le financement d’une formation, une reclassement. Il suffit qu’elle accepte nos conditions”.
Conditions qu’elle n’a (à l’heure actuelle) pas acceptées…
Voici l’état d’esprit de Laurent Joffrin.

Sources : 20 minutes, le Nouvel Observateur, Le Point.

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Matt
Matt
5 mars 2009 23 h 32 min

encore un boulet,qui plus est mauvais.

Michel Puech
9 mars 2009 23 h 38 min

Et bien, vous n’êtes pas géné ! Cela ne vous dérange pas de voler le travail des autres. Je vous signale que la loi française prévoit le droit de citation (à conditiion de citer la source) pas le droit de reproduire des images qui ne vous appartiennent pas. Si vous aviez au moins la politesse de demander l’autorisation…
La source est la :
http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/030309/a-liberation-le-hall-de-la-honte