Le groupe Fauve, un nouveau clip « Les Hautes Lumières » (Clip, Paroles)

Le collectif parisien Fauve balance son new visuel du titre « Les Hautes Lumières » extrait de son nouvel album « Vieux Frères partie 2» prévu le 16 février 2015. Dans ce clip, on retrouve deux êtres qui s’aiment.

Visualisez le clip officiel «Les Hautes Lumières » de Fauve

Paroles de Les Hautes Lumières

Après la nuit
Avant le jour
Et à travers les roselières

Après la nuit
Avant le jour
J’irai chercher les hautes lumières

Aux innocents les mains pleines
Je t’emmène lancer les médailles
Dans l’eau bleue des fontaines
Et cueillir à nouveau ces visions
Qu’on s’offrait autrefois comme des couronnes
Ces visions qu’on s’échangeait
Pour se dire, pour se rappeler
Je suis veilleur, tu es musée

Je veux sentir les feuilles de menthe craquer
Sous nos dents avec la chlorophylle qui s’échappe
Et te faire écouter le son de carillon
Que fait le claquement des drisses de pavillons contre les mâts
Avec en fond le grand fracas de la mer qui rapporte
Et au-dessus la procession d’cargots des nuages bas et blancs
J’voudrais te faire rencontrer les femmes cyprinées des bal queen (??)
Qu’elles nous habillent de robes et de diadèmes
Au croisement d’Amsterdam et de la 80ème
Pendant que moi j’te mettrai au poignet
Des bracelets de tissus qui deviendront des bracelets de fleurs
Puis des rubans, puis des violons
J’porte le blason de mon clan
Je l’ai désormais gravé sur la face visible de mon coeur
Mais ça ne fait pas mal rassure toi au contraire

J’ai fais broder le souvenir étincelants sur deux manteaux de nuit
Que m’ont offerts des frères tisserands, drapiers canus
J’ai à la main mes haussières
Je suis prêt

Après la nuit
Avant le jour
Et à travers les roselières

Après la nuit
Avant le jour
Je t’offrirai les hautes lumières

Aux innocents les mains pleines
Je t’emmène plonger dans la Seine
Et nager dans les courants forts de Beauchamp
Nager dans les rivières, remonter les ruisseaux
Puis prendre un bain brûlant
Où je laverai ta peau au lait d’ânesse
Avant de sécher ton corps moi-même, comme avant
Quand on était adolescents
Je veux faire l’amour dans les champs
Dans les clairières, dans les taxis
Je veux faire l’amour partout
Même sur les toits de Paris
Je veux résider au creux de ton cou
Et dans tes draps parfumés au lilas
Tandis qu’une madre enveloppé d’un châle rouge
Bénit nos fronts en silence
Avec des croix de baume au camphre

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