Le QRCode fera table rase contre l'hébétude !

Le moyen de trouver un regard dans tous ces yeux fixés d’hébétude ou durcis par la haine, dans tous ces yeux de pauvres hères, vitreux ou criminels ? Jean Lorrain (1855-1906)


Tabula rasa (littéralement : table rase) est un concept philosophique épistémologique selon lequel l’esprit humain naîtrait vierge et serait marqué, formé, « impressionné » (au sens d’« impression sensible ») par la seule expérience. La principale caractéristique de l’esprit serait sa passivité face à l’expérience sensible. Il s’agit donc d’un concept opposé à l’innéisme des idées, et à l’activité de l’esprit.

Des philosophes comme Bacon, Descartes ou Locke reconnaissent par exemple certains caractères innés à l’esprit humain, mais considèrent essentiel d’opérer une purification de ce même esprit pour y distinguer les traits fondamentaux des traits accidentels.

Dans le Théétète, (dialogue sur la science et sa définition) Platon utilise la métaphore de la tabula rasa pour la première fois. S’interrogeant sur la nature de la connaissance et sur les causes des jugements faux,

Socrate émet l’hypothèse qu’il y a dans nos âmes des « tablettes de cire, plus grandes en celui-ci, plus petites en celui-là, d’une cire plus pure dans l’un, dans l’autre moins, trop dure ou trop molle en quelques-uns, en d’autres tenant un juste milieu ».

Platon se réfère ici aux tablettes que les Grecs comme les Romains utilisaient comme support de l’écriture la tabula qu’ils grattaient avec l’extrémité plate du poinçon pour y effacer ce qui y avait été écrit auparavant et l’araser, ce qui la rendait réutilisable.

Chez Platon la tablette contenue dans l’âme joue le rôle de mémoire : elle conserve toutes les empreintes de ses sensations et de ses réflexions reçues par l’homme afin qu’il ne les oublie pas.

Ainsi la capacité d’apprendre et de porter des jugements corrects sur les choses dépend de la qualité de la cire dont est constituée la tablette : quand celle-là

Quand celle-là est profonde, en grande quantité, bien unie et bien préparée, les objets qui entrent par les sens et se gravent dans ce cœur de l’âme […] y laissent des traces distinctes, d’une profondeur suffisante, et qui se conservent longtemps ; et alors on a l’avantage, en premier lieu, d’apprendre aisément, ensuite de retenir ce qu’on a appris, enfin de ne pas confondre les signes des sensations, et de porter des jugements vrais.


Quelques 2500 ans après la philosophie, voici l’outil:

La blockchain c’est une sorte de grand livre dans lequel tout le monde peut écrire mais personne ne peut rien effacer. Ce qui revient à dire que lorsque nous écrivons une information sur la blockchain,  elle  est comme « gravée dans le marbre ». Par extension « tracer sur la blockchain » signifie graver dans le marbre toutes les données, les informations relatives à l’origine des composants du produit, aux étapes de sa fabrication, de son stockage, de sa distribution, de son impact environnemental, du respect de normes et de règles éthiques.

Les informations de tout un chacun dans le marbre numérique = révolution de la transparence (envers soi et les autres dit aussi ‘Bienveillance’)


Via: blog.crilo.info
Sources : cnrtl.fr / dictionnaire.lerobert.com / fr.WikiPedia.org/Tabula_rasa_(philosophie) / linkedin.com/Pierre Paperon / Vigicorp.fr / LeMagit.fr /

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