Le réchauffement climatique, fléau de l’économie mondiale !

C’est le constat qu’ont tiré le CVF – Climate Vulnerable Forum – et le DARA, deux organisations internationales luttant pour la préservation de la planète.

Le 25 septembre dernier, un rapport montrant l’impact du réchauffement climatique sur l’économie mondiale est publié aux États-Unis. Ce rapport arrive au moment où la crise bat son plein et où la préoccupation première est l’emploi ou encore le pouvoir d’achat.

Mais, pour résoudre cette crise, les pays devraient adopter un capitalisme «vert» : en effet, selon le rapport, le réchauffement climatique implique un net ralentissement de l’économie mondiale à hauteur de 1,6% du PIB mondial. Comme le rappelle le Nouvel Observateur, «le réchauffement climatique est un mal sans précédent pour la société humaine et le développement économique actuel, qui va de plus en plus freiner la croissance». L’augmentation constante des rejets de gaz à effet de serre entraîne donc une diminution de la croissance de 1,6% par an, ce qui équivaut à une perte de plus de 1200 milliards de dollars (soit 980 milliards d’euros).

Les conséquences ne sont pas qu’économiques- comme le note Le Monde, «les économies très émettrices de carbone sont responsables de plus de cinq millions de morts chaque année» – , mais le réchauffement climatique aurait un effet très négatif sur l’économie et les grandes industries, notamment la Chine, serait d’ici une vingtaine d’années, sur le point d’imploser. En effet, la Chine est le principal émetteur de CO2 et comme l’indique le rapport, «les températures qui grimpent rapidement et la pollution liée au carbone contribueront à doubler les coûts mondiaux jusqu’à 3,2% du PIB mondial d’ici 2030». La Chine perdrait donc des sommes catastrophiques supérieures à 1200 milliards de dollars. Certains pays sont déjà très touchés par ce phénomène comme le Bangladesh, qui «pour un degré Celsius d’augmentation de la température, perd 10% de productivité dans l’agriculture soit 2,5 milliards de dollars» explique Sheikh Hasina, la première ministre du pays.

La situation aurait pu être évitée

Selon Nicholas Stern, économiste britannique, la situation actuelle aurait pu être évitée. En effet, suite à son rapport de 2006 sur les effets du changement climatique et du réchauffement global, il avait expliqué que le coût des conséquences de ces changements climatiques – c’est-à-dire catastrophes naturelles, réfugiés climatiques, famines ou encore désordre sanitaire – serait onéreux pour l’économie mondiale. Sud-ouest rapporte même que selon Stern, «il faut s’attaquer aux causes et non aux conséquences de ce phénomène car cela générerait des profits économiques majeurs pour la planète».
Et il ajoute dans son rapport de 2006 que «1% du PIB investi maintenant ne ralentirait pas notre activité économique mais cela suffirait à fortement atténuer les effets du changement climatique» et que «ne pas faire cet investissement entraînerait une récession jusqu’à 20% du PIB».

La prochaine conférence sur le climat, qui prendra place à Doha au Qatar, sera donc décisive pour l’économie mondiale et pour empêcher que les conséquences de ce fléau ne soient encore plus graves. Car comme le rappelle Jeremy Hobbs, directeur exécutif d’Oxfam International, dans le Nouvel Observateur «les conséquences les plus cruelles du changement climatique sont la faim et la pauvreté»

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Conspi frustré
Conspi frustré
15 octobre 2012 0 h 56 min

Tornade à marseille !!!!

Anonyme
Anonyme
16 octobre 2012 1 h 39 min

On s'en branle du réchauffement climatique les médias préfèrent nous lobotomiser avec la consommation