Les Chroniques Politiques du Je(u)di : l’argent et le travail en question.

De Eveil Politique

Alors voilà , le problème est simple : pourquoi est-ce qu’en France , pays riche et industrialisé , les richesses produites par ses citoyens , ne permettent pas à TOUS les citoyens de vivre en plus ou moins bonne harmonie financière ?
C’est à dire que chacun ait de quoi consommer les produits de bases qui servent à se nourrir et un minimum supplémentaires pour se loger.
C’est un constat simple et limpide : pour qu’un être humain puisse accéder à un statut social , à un emploi , une vie de famille et participer à la bonne marche de la société ; il lui faut l’opportunité de le faire .
Mais comment ?

CHAPITRE 1 : HISTOIRE DU TRAVAIL

Ah le travail ! A l’origine , voici ce qu’il signifie :

« Machine où l’on assujettit les boeufs , les chevaux difficiles en vus de les ferrer »

Du latin Tripalium , instrument de torture , 578.

Puis au XII on lui substitue le verbe ouvrer , qui finalement sera oublier au compte de « travailler ».

Et enfin cette citation du poète Alfred De Vigny :

« Le travail est beau et noble. Il donne une fierté et une confiance en soi que ne peut donner la richesse héréditaire ».

Est-ce que tout n’est pas alors déjà dit ? Non , car comment expliquer que sa signification ait tellement évoluer au fil des époques , et qu’aujourd’hui ce fameux travail est synonyme de réussite , d’estime de soi , d’honneur et de satisfaction , et ce , quoiqu’il en coûte. Mais évidemment , pas pour tout le monde !

Les sociétés humaines ont tôt fait de s’ancrer en un lieu unique et d’y prospérer. Les nomades qui peuplaient alors la planète , et marchait d’ilot de richesse en ilot de richesse , ont finit par se lasser de cette état des choses et arrêter leur long périple . Au bout d’un certain temps , le village devenant ville et les problèmes à gérer de plus en plus nombreux , une hiérarchie due s’insinuer à la vie courante.

Non pas que chacun ne puisse pas vivre en anarchie ou en auto-gestion , mais sans lois , les plus forts triomphent des plus faibles et finissent par les exploiter. C’est le propre de l’homme de dominer son prochain , d’une façon où d’une autre , à moins que tous les individus de bonne volonté se réunissent en un lieu et décide vivre ensemble . C’est pour cela qu’il faut des lois , et des individus qui les rédigent.

Ces conditions réunis , il s’agit alors de travailler ensemble . De produire collectivement des richesses pour le bien commun. Chacun est plus ou moins talentueux dans son domaine et monnaie ainsi son savoir contre des denrées de bases.
Celui ou celle qui n’a pas de savoir à monnayer propose ses services dans les ateliers de ceux qui ont quelques choses à offrir au bien commun et cette petite communauté (entreprise) ainsi créée , le fabriquant rétribue l’argent de leurs efforts à chacun et à part égale.

De ce point de vue là , pour qu’une société puisse fonctionner plus ou moins normalement , il faudra lui ajouter une armée pour la protéger des convoitises de ses voisins , d’une école pour instruire ses citoyens et que chacun puisse acquérir le savoir qu’il souhaite , de médecins pour soigner ses indigents. Dans une société comme celle ci , l’argent est inutile , puisque l’on troque chaque marchandise produite contre une autre. Il est tout à fait possible d’établir un barème clair et précis de ce que vaut chaque denrée et bien manufacturé.

Dans ce système là , la cupidité humaine est limité , car l’individu ne peut accumuler de bien immatériel , il ne peut qu’accumuler des richesses à hauteur de ce qu’il est lui même capable de produire pour vivre . Si il veut deux maisons , il devra fournir deux fois plus d’effort et rémunérer deux fois plus ceux qui travaillent pour lui. Ils pourront à leur tour obtenir ces deux maisons , ou autre chose. C’est le principe des vases communiquant.

Qu’est ce qui peut donc venir briser cette belle mécanique ?

CHAPITRE 2 : LA DIVISION DU TRAVAIL PAR L’ARGENT

Vint au fur et à mesure des siècles , l’idée simple qu’un homme ne pouvait transporter sa fortune entière en bien divers et variés , afin de négocier ce qu’il convoitait.

Comprendre « l’argent dette » (1/3) par mogicco
De ce constat , il fallut donc créer cette monnaie . Et dès lors finalement , toutes ces inégalités que nous constatons actuellement en découle. Qui se pose la question de savoir si il est juste où non de « gagner » cette argent ? Cela fait parti d’un processus naturel qu’il n’est pas question de remettre en cause , tant qu’il ne créée pas une trop grande différence entre ce que l’on perçoit comme source de bonheur et ce que les autres possèdent déjà.

1/3 Consommer à en mourir !!!!!!!! par talalclosson
Il faut donc que chacun gagne , et que personne ne perde. Et pourtant la société dans laquelle nous vivions est loin de refléter cette état de fait. Certain ont beaucoup , beaucoup trop on peut le dire , et d’autre si peu. Après l’illustration de l’argent dette sur cette précédente vidéo , on comprend comment l’accumulation de richesses par certain a été rendu possible , reste ce concept de division du travail.

Et finalement , elle se pose de façon très simple : que font ceux qui gagnent autant d’argent pour le mériter ? Puisque c’est cette idéologie qui domine aujourd’hui (à défaut d’une autre comme dans les années 60-70) , le concept d’argent roi est aujourd’hui largement admis comme source de bonheur. Posons alors cette question aux créateurs de cette théorie : comment arrive-t-on à gagner plus que les autres , et par quel miracle en courant derrière un ballon ou en jouant avec l’argent des richesses produits par les autres , l’on arrive à engranger des profits records ?

En divisant le travail , pardi ! Exemple simple , lançons une entreprise ensemble. Par pur bonheur , l’on s’affranchit de toutes la phase construction et logistique car nous avons les compétences pour le faire. Egalemment de toute la phase juridique car nous sommes très bon amis avec le notaire et la ribambelle de magistrats et fonctionnaires qui permettent l’obtention des permis et consort.

Notre entreprise vient de sortir de terre. Nous produirons des carottes. Nous procédons comme suis : je plantes les graines que j’ai acheté et vous les vendez. Il n’existe pour le moment aucune hiérarchie. Au bout d’un an , la demande est si forte que nous devons embaucher. La personne que nous recrutons est néophyte et nous avons simplement besoin de main-d’œuvre pour planter plus de carottes. Nous divisons les profits par 3 , puisque nous sommes trois . A part égal , puisqu’aucun de nous est plus apte ou qualifié a planter ou vendre ces foutues carottes.

L’année suivante , face au succès , nous demandons l’embauche d’un autre vendeur , nous voulons étendre notre marché , nous divisons nos profits à quatre parts égales et jusqu’ici tout va bien. Dix années passent : face au succès , l’entreprise emploie 100 salariés. Un comptable doit s’occuper des comptes , une hiérarchie parmi les vendeurs a due être établie afin de former les nouveaux arrivants , mais maintenant , la majorité des employés produisent les carottes et ne les vendent pas. Nous avons décider de diviser les profits par 100 , à parts égales. Et ce n’est déjà plus possible , n’est ce pas ? Les banques nous harcèlent en nous proposant moult crédits divers et variés et de financer l’exportation du marché à l’international … On nous propose dans un futur proche d’indexer la valeur carotte à la spéculation boursière… Et il faut bien sûr un « chef » à qui en référer , un conseil d’administration pour prendre ces décisions , etc , etc…

Cet exemple typique montre qu’ensuite , les créateurs des « carottes du soleil » deviennent multi-millionaires , alors qu’ils ne travaillent plus physiquement à la production et à la vente , mais se contentent de jouir des avantages liés à l’argent créée par les travailleurs de The Carot Company…

CHAPITRE 3 : CONCLUSION

Que faut il faire alors ? Travailler plus pour gagner plus ? Mais qui a besoin de travailler plus pour gagner plus ? M. le Pdg de The World Wide Carot Compagny ? Ou le salarié exploité , travaillant à la chaine en 3/8 pour un salaire ridicule ?

La réponse est simple , je pense. Briser ce système est d’une nécessité absolue. La régulation des entreprises de grande capacité est absolument nécessaire. Les plus grands patrons du CAC 40 ne peuvent continuer à vouloir pérenniser ce système. Evidemment pourquoi voudraient-ils changer ? Et quel autre forme de redistribution seraient à envisager?

L’actionnariat salariale est une des premières pistes à généraliser . On ne peut rompre brutalement avec le capitalisme mondiale , mais on peut commencer par améliorer le rendement de ses dividendes.

Un autre projet sociale sera alors à mettre en place , et c’est ce que nous verrons prochainement.

Portez-vous bien et à la semaine prochaine !

Boris Rannou.

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