L’UMP accuse Mediapart d’utiliser des méthodes fascistes

De l’allusion au « fascisme des années 30 » aux références trotskistes, la droite dérape et accuse le Web…

Adversaire de la démocratie, du parlementarisme, de l’individualisme, de la société libérale héritée du 19ème siècle, du capitalisme et de la liberté économique, du socialisme et du marxisme, le fascisme mussolinien est autoritaire, nationaliste, a recourt à la violence et ne croit pas en l’égalité des hommes. Ce sens strict est notamment utilisé par les historiens de l’Italie.

Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Il s’est étendu à tout mouvement politique s’appuyant sur un pouvoir fort, les métiers organisés en corporations, l’exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression de l’opposition et un contrôle politique extensif de la société civile. Le nazisme s’est en partie inspiré du fascisme.

Source: Wikipédia.

Utilisé généralement dans le but de discréditer l’ennemi politique lorsqu’on a plus aucun argument en stock, le terme « fascisme » est aujourd’hui devenu la réponse de l’UMP face aux soupçons relatifs à l’affaire Bettancourt-Woerth, rendus publics notamment grâce au site d’investigation Mediapart.

Ainsi, lorsque Xavier Bertrand qualifie de « méthodes fascistes » les procédés d’enquête journalistique de Mediapart, Nadine Morano parle elle de sites de « ragots et de déclarations anonymes ». Mélangeant blogs, Twitter, Mediapart, Internet, l’UMP tacle le web en général et met dans le même sac tout et n’importe quoi.

Edwy Plenel, directeur de la publication de Mediapart, a annoncé qu’il allait déposer plainte pour le qualificatif “méthodes fascistes” employé par Xavier Bertrand.

Je rappelle qu’Edwy Plenel a été le directeur de la rédaction du quotidien Le Monde de 1996 à 2004. Il a depuis fondé le site Mediapart, un journal d’information tout à fait sérieux (et non un relai de ragots comme tente de le faire croire certaines mauvaises langues), dont l’abonnement est de 90 euros / an, et seulement 50 euros / an pour les chômeurs et les étudiants.

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