Mais où va la musique ? (Coup de gueule)

illegal_downloads

Je pense qu’il y a un problème avec l’industrie de la musique d’aujourd’hui.

Je suis un artiste (je ne donnerai même pas mon nom pour que cet article n’ait pas l’air de faire ma promotion). Si je “prend la plume” aujourd’hui c’est parce que je viens de changer radicalement la manière dont je diffuse ma musique.

J’ai toujours été rattaché à la SACEM (la société de gestion des droits français), et en plusieurs années avec eux, je n’ai pour ainsi dire jamais touché un centime pour ma musique.

J’avais donc toujours supposé que ma musique n’était pas vraiment diffusée par les médias type radio, c’était donc normal que je ne touche rien. Jusque là tout va bien (mouais).

Cependant, j’ai découvert il y a peu, après qu’un ami me l’ait indiqué, qu’une radio hertzienne de grande écoute (RFM) diffusait régulièrement ma musique.

Surpris, j’ai mené l’enquête et ai découvert que d’autres radios (en lignes celles-ci) diffusent aussi certains de mes titres.

Encore plus surpris, j’ai contacté la SACEM directement. La société supposée protéger mes droits en tant qu’artiste.

C’est là que j’ai découvert comment ils fonctionnent. En gros, pour les “petits” artistes comme moi, pour ainsi dire aucun suivi de l’utilisation de la musique n’est fait. Aucun.

Par contre, le temps total de diffusion des radios est communiqué à la SACEM.
Et la SACEM, à qui la radio reverse de l’argent pour les droits, reverse 70% de cet argent aux artistes les plus vendeurs de leur catalogue.

Et oui. Ils ne me protègent pas, ils donnent l’argent qui m’est légitimement du à Jean Jacques Goldman, Johnny Halliday, et autres M. Pokora.

ALORS QUE LEUR ROLE EST DE PROTEGER LES ARTISTES!!!

C’est à ce moment là que j’ai cherché une alternative. Vu que mon nom d’artiste était rattaché à la SACEM (pour 10 ans, super), j’ai décidé de changer de nom d’artiste, pour pouvoir me rattacher aux Creative Commons, les “licenses libres”. Quitte à ne pas gagner d’argent avec ma musique, autant me donner la chance d’être écouté par un maximum de gens. C’était il y a près d’un an.

J’ai par la suite entendu parler d’une entreprise qui permet la monétisation des titres sous Creative Commons. Jamendo. En même pas trois mois chez eux, une license sur l’un de mes titres a été vendue à une entreprise, pour une publicité.
Le détail de cette license vendue m’a été communiqué instantanément, et j’ai été payé moins de deux mois après, plusieurs centaines d’euros.

Je me demande donc…
Que se passe-t-il avec l’industrie de la musique? Les sociétés supposées protéger les artistes se sont transformées en entreprises, cherchant le profit maximum…
… alors qu’une entreprise, qui défend la musique libre, m’a permis de gagner de l’argent avec ma musique.

WTF?

0 0 vote
Évaluation de l'article

Noter la qualité du post

S’abonner
Notifier de
guest
7 Commentaires
Le plus populaire
plus récent plus ancien
Inline Feedbacks
View all comments
Alcook
Alcook
31 mai 2013 18 h 49 min

Ton intervention est intéressante, je ne savais pas que seuls les plus gros vendeurs recevaient des thunes. C’est tellement gros que ça a dû passer inaperçu.

C’est la mafia des élus qui gère la zik.

Mocucha
Mocucha
31 mai 2013 20 h 50 min

Intéressant. Ce n’est pas l’industrie des disques, c’est la direction que choisit d’emprunter l’humanité. Voici le texte tiré de la chanson « arkasia – The awakening », fort à propos bien que semblant éloigné de par sa forme (traduction de moi, ceci n’est pas exact au mot près). « La différence majeure entre une économie basée sur les ressources et un système monétaire est qu’une économie basée sur les ressources est vraiment préoccupé par les gens et leur bien-être, où le système monétaire est devenu tellement déformé que le respect de l’humain est vraiment secondaire, voire inexistant. Les produits qui sont transformés le… Lire la suite »

Daymio
Daymio
1 juin 2013 14 h 41 min

C’est bien, il est mignon ce texte…. mais il est completement a la masse! Il y a confusion des genres la! Tu confonds droits d’auteur et edition phonographique, ce n’est pas le meme metier. Beaucoup de radio sont au forfait donc si tes morceaux ne sont pas codés ISRC et si tu n’as pas du management, un label et un editeur derriere, ils ne te reverseront qu’une misere pour tes diffusions radio. Par contre si demain, Johnny pique une de tes melodies ou un de tes textes la, la sacem sera de ton coté. La sacem te paiera aussi si… Lire la suite »

anono
anono
5 juin 2013 0 h 37 min

mais laissez la leur la musique de merde. pour trouver de la bonne musique, et elle existe en masse, bah suffit de trifouiller un peu et pis cest tout

tonreup
tonreup
5 juin 2013 9 h 43 min

si les artistes n’etaient pas des p***** de drogué ils ne mettraient pas 10 ans a comprendre que la SACEM les escroque.
conseil d’un artiste sans talent: va trouver un vrai boulot (dealer, banquier, braqueur, manutentionnaire…)

Doug
Doug
5 juin 2013 9 h 56 min

tl;dr.