Nuage radioactif de Fukushima: In&Out

 
« Ne pas dramatiser la situation plus qu’elle ne l’est »

En ce moment, la centrale de Fukushima dégage des rejets radioactifs dans l’atmosphère et les quelques résultats enfin disponible sont très « inquiétants » [CRIIRAD]… Des prévisions du mouvement possible à travers le Pacifique du panache radioactif montre qu’il va être « lessivé » [IASB]…

Bruno Chareyron le 16 mars donne  un eclairage:

BFMTV, nous livre les prévisions pour les prochains jours:

L’IRN (l’Institut de Radioprotection et de sûreté Nucléaire) a réalisé une simulation des rejets radioactifs estimés entre le 12 et 20 mars, sur son modèle numérique applicable à longue distance, en fonction des prévisions de Météo France.

Infographie animée du nuage radioactif sur le Japon:

Les résultats de cette simulation, effectuée toutes les heures depuis le 12 mars, sont exprimés en becquerels de césium 137 par mètre cube d’air (Bq/m3).

Les valeurs à proximité de la centrale de Tchernobyl (26 avril 1986) étaient de l’ordre de 100 à 1000 Bq/m3 dans les pays les plus touchés par le panache radioactif (Ukraine, Biélorussie); en France, les valeurs mesurées dans l’Est étaient de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986).

Aujourd’hui, une très faible activité de césium 137 subsiste dans l’air, de l’ordre de 0,000001 Bq/m3.

 

L’infographie du NewYorkTimes publié le 16 mars montre comment les conditions météorologiques pourraient disperser le rayonnement  de Fukushima. Les prévisions ne montre pas les niveaux réels de rayonnement, mais elle permettent de donner une estimation temps.

Des experts nucléaires ont soulignés que tout le panache serait diluée en se déplaçant et, au pire, aurait des conséquences mineures de santé aux États-Unis.

De la même manière, le rayonnement de la catastrophe de Tchernobyl en 1986 répartis autour du globe et a atteint la côte ouest des États-Unis en 10 jours, des niveaux mesurables mais minuscule.

L’IASB a réalisé une nouvelle simulation de la dispersion du nuage:

Cette simulation est l’une des premières à tenir compte du lessivage par les pluies que le nuage rencontre sur son chemin. Il en résulte une diminution bien plus rapide de la concentration de particules polluantes: le nuage de pollution radioactive disparait au-dessus de l’Océan Pacifique.

D’autre part, depuis l’insuffisance d’informations, nous ne sommes pas en mesure de réaliser une simulation utile de cet évènement.

COMMUNIQUE CRIIRAD du 17 mars 2011 – 13h

RADIOACTIVITE DE L’AIR :
Les quelques résultats enfin disponibles sont très inquiétants !

Des résultats nous parviennent d’heure en heure et confirment les éléments ci-dessous.

Suivre en temps réel l’ordre de grandeur de la contamination de l’air est indispensable.

Depuis 5 jours, de la radioactivité s’échappe de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI sans que l’on puisse évaluer les risques encourus par les populations. On n’a en effet aucune idée des quantités de produits radioactifs relâchées dans l’environnement et aucune cartographie des activités volumiques de l’air n’a été publiée.

Seuls des relevés dosimétriques (débits de dose en µGy/h ou µSv/h) sont disponibles et seulement pour certains secteurs géographiques. Les plus exposés – la Préfecture de Fukushima notamment – sont très peu documentés [la situation est en train de changer]. Ces résultats ne rendent compte que de l’exposition externe et peuvent donc sous-évaluer considérablement les niveaux de risques.

En situation accidentelle, il est indispensable de disposer, en temps réel, des ordres de grandeurs de la contamination de l’air qui :

  1. détermine le risque encouru par inhalation de gaz et d’aérosols radioactifs ;
  2. conditionne – en association avec les paramètres météorologiques – l’intensité des dépôts au sol et par conséquent les niveaux de contamination de la chaîne alimentaire.

Tout un cocktail de produits radioactifs dans l’air de Tokyo

Le laboratoire de la CRIIRAD a pu accéder aux mesures effectuées par le Tokyo Metropolitan Industrial Technology Research Institute  sur les poussières atmosphériques prélevées à Tokyo, dans l’arrondissement de Setagaya, sur la période du mardi 15 mars minuit au mercredi 16 mars 18h (heures locales), soit 42 heures de suivi.

Les résultats publiés concernent 4 radionucléides (produits radioactifs) : iode 131, iode 132, césium 134 et césium 137. Moyennées sur les 42 heures de suivi, les activités sont les suivantes :
– Iode 131 : 14,9 Bq/m3
– Iode 132 : 14,5 Bq/m3
– Césium 134 : 3,4 Bq/m3
– Césium 137 : 3,2 Bq/m3

Accéder aux tableaux de résultats : Mise en forme CRIIRAD

Originaux de l’Institut de Recherche de Tokyo : 11-03-15/16/17

En situation normale, le seul radionucléide que l’on s’attend à mesurer dans l’atmosphère est le césium 137. Du fait des essais nucléaires militaires et de la catastrophe de Tchernobyl, subsiste en effet une contamination résiduelle mais heureusement très faible : de l’ordre de quelques µBq/m3 (1µBq = 10-6 Bq). Une valeur moyenne de 3,4 Bq/m3 représente une augmentation considérable du niveau de radioactivité : de l’ordre de 1 million de fois.

Précision importante : l’air contient nécessairement d’autre radionucléides : probablement des gaz rares radioactifs comme le krypton 85 et le xénon 133 mais également du tritium, du tellure 132, des isotopes du ruthénium, du tellure, du strontium. Il faudrait également savoir si l’air contient des transuraniens, des émetteurs alpha très radiotoxiques comme les plutoniums 238,239 ou 240 ou 241 encore l’américium 241.

Si l’on considère l’évolution des concentrations dans le temps, on constate que le niveau de radioactivité de l’air a très fortement augmenté sur Tokyo le 15 mars, entre 10h et 12h, avec un pic de radioactivité sur les poussières prélevées à 11h :
– Iode 131 : 241 Bq/m3
– Iode 132 : 281 Bq/m3
– Césium 134 : 64 Bq/m3
– Césium 137 : 60 Bq/m3 (soit plus de 10 millions de fois le niveau antérieur aux accidents nucléaires)

Accéder au graphique établi par la CRIIRAD (résultats actualisés au 17 mars)

A partir d’une activité moyenne en iode 131 de 15 Bq/m3, nous avons calculé les doses équivalentes à la thyroïde qu’ont pu recevoir en 48 heures les enfants habitant Tokyo. Les résultats restent inférieurs au milliSievert (mSv) et par conséquent au seuil d’intervention de 10 mSv défini par l’OMS pour l’adminis- tration de comprimés d’iode stable.

Il faut cependant souligner que les chiffres utilisés pour les calculs sous-évaluent très probablement l’activité réelle de l’air. L’air a, en effet, été échantillonné à partir de filtres à poussières. Pour obtenir un bilan complet, il faudrait disposer de résultats sur des filtres à charbon actif capables de piéger les gaz, et notamment les formes moléculaires et organiques de l’iode. Elles peuvent représenter une part importante, voire majoritaire, de l’iode présent. Cette information doit être obtenue d’urgence.

Que se passe-t-il plus au nord ?

Le plus préoccupant est que Tokyo n’est pas le secteur le plus touché par le passage des masses d’air contaminé. L’analyse des relevés de débits de dose disponibles le montre clairement. Ces quelques éléments très – trop – lacunaires nous conduisent à nous interroger sur les niveaux d’exposition des personnes résidant à moindre distance de la centrale de FUKISHIMA DAIICHI (Tokyo est situé à 230 km au sud). A quels niveaux de contamination ont été exposés les habitants de la Préfecture de Fukushima (l’évacuation est limitée à un rayon de 20 km) ou encore ceux du secteur d’ONAGAWA où les débits de dose ont été multipliés par 100, voire par 1 000 (à Tokyo, l’augmentation n’aurait été que d’un facteur 16) ? Et qu’en est-il des habitants de la Préfecture d’IBARAKI où l’élévation du niveau de rayonnement ambiant est un peu supérieure à celle de Tokyo et surtout bien plus prolongée ?

La CRIIRAD ne souhaite qu’une chose, c’est d’être rassurée sur les niveaux d’exposition de la population. Si les autorités considèrent que les niveaux de risques sont minimes, elles doivent le démontrer, chiffres à l’appui.

Si l’on se base sur les informations publiées par l’AIEA, jusqu’au mercredi 16 mars, l’ordre d’administrer des comprimés d’iode stable à la population n’avait pas été donné. L’AIEA indique que dès le 14 mars dernier, les autorités japonaises avaient distribué 230 000 tablettes de comprimés d’iode stable aux centres d’évacuation mais sans donner l’ordre de les administrer aux habitants. Or, la zone d’évacuation était encore hier limitée à un rayon de 20 km autour de FUKUSHIMA DAIICHI et consigne était donnée aux personnes résidant dans un rayon de 30 km de se confiner chez elles.
Le problème, c’est que le confinement ne peut apporter qu’une protection très provisoire : une habitation n’a rien d’une enceinte étanche : en quelques heures tout le volume d’air intérieur est renouvelé. On gagne un peu de temps en calfeutrant toutes les ouvertures mais le confinement n’est absolument pas adapté à une contamination qui persiste sur plusieurs jours. L’aide internationale doit se mobiliser pour apporter la logistique nécessaire à l’évacuation des personnes sur un périmètre bien plus large. Ceci aurait dû être fait bien plus tôt. En attendant, il faut limiter les risques et l’iode stable est un moyen efficace – s’il est pris à temps ! – de limiter l’irradiation de la glande thyroïde et donc la survenue ultérieure de cancers ou d’autres pathologies thyroïdiennes. Rappelons également que l’iode stable n’est pas la panacée : il ne protège ni de l’irradiation externe, ni de la contamination par les autres radionucléides.

Dépôts au sol et contamination des aliments

La radioactivité présente dans l’air se dépose progressivement au sol et sur les végétaux. Les dépôts secs sont intensifiés par la pluie qui lessive les masses d’air contaminé et précipite au sol les particules radioactives (aérosols) et les gaz solubles (iode notamment).

Il faut disposer au plus vite d’une cartographie des activités surfaciques (Bq/m2 de sol) permettant de recenser les zones à risque et de cibler les mesures à prendre pour le retrait des aliments contaminés ou les mesures de prévention (alimentation du bétail en fourrage non contaminé par exemple).

Concernant la contamination de la chaîne alimentaire, il faut rappeler que depuis 5 jours, des quantités très importantes de produits radioactifs sont rejetées à la mer. Il faut donc vérifier l’impact de ces rejets sur les produits de la mer dans les zones proches et en fonction des courants.

Le fait de connaître les niveaux de contamination des paramètres clefs de l’environnement n’est certes pas une garantie de protection.

Il est en revanche certain que l’absence de données ne peut qu’empirer les choses. L’opacité n’a jamais profité à la défense des intérêts sanitaires de la population. Tchernobyl l’a clairement démontré.

REPERES

CONTAMINATION DE L’AIR :
comparaison avec la situation de la France au moment de Tchernobyl
Les chiffres qui suivent sont des chiffres officiels relatifs à la contamination de l’air dans le sud-est de la France, une des régions les plus touchées par les retombées radioactives consécutives à l’explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl. Les activités sont des valeurs moyennes pour la période du 1 er au 3 mai 1986.

Césium 137 : de 0,3 à 0,9 Bq/m3
à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 3,2 Bq/m3 à Tokyo

Iode 131 : de 0,6 et 4,2 Bq/m3
à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 14,9 Bq/m3 à Tokyo.

CRIIRAD
471 avenue Victor Hugo
26000 Valence
Tel : 04 75 41 82 50
Fax : 04 75 81 26 48
E-mail : contact@criirad.org

 

[ Source : LeParisien.frEurope1.fr / Aeronomie.be / NewYorkTimes.com / WeatherOnLine.co.uk / Criirad.org / FranceSoir.fr / LeFigaro.fr / Energie2007.fr ]

 

Carte du Japon avec les niveaux de radiation et la population concernée:

BONUS : La contamination de la chaine alimentaire
Le JT de France 2 fournis d’autres explications sur la contamination de la chaine alimentaire.

AFP « Fukushima: sols, eau, végétaux et animaux menacés par la contamination »

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Krylau
Krylau
18 mars 2011 12 h 07 min

UPDATE:

L’idée d’enfermer la centrale sous une couche de béton germe chez les Japonais

Un sarcophage pour emprisonner la radioactivité

> http://www.france-info.com/monde-japon-2011-03-18-le-japon-envisage-d-isoler-fukushima-dans-un-coffre-de-ciment-522701-14-517.html

Krylau
Krylau
18 mars 2011 13 h 36 min

UPDATE: Les quatre premiers réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima sont dans un état instable… Le réacteur n°1 est en surchauffe mais sont état est relativement maîtrisé. Le réacteur n°2 est le plus dangereux à l’heure actuelle car la cuve de confinement est fissurée et le bâtiment en surchauffe. Le réacteur n°3 est le bâtiment le plsu endommagé. Le toit a été soufflé par une explosion d’hydrogène et la piscine de stockage est en contact avec l’extérieur. De l’eau de mer est versé dans le bâtiment grâce à des lances à incendie de camions de pompiers spéciaux. Le réacteur… Lire la suite »

Krylau
Krylau
18 mars 2011 13 h 39 min

UPDATE:

Les températures dans les bassins d’entreposage des réacteurs de la centrale nucléaire… En temps normal, la température moyenne est de 25°C…

Dans le réacteur n°4 elle est de 84°C

Dans le réacteur n°5 elle est de 65,5°C

Dans le réacteur n°6 elle est de 62°C

Les données n’ont pas été publiées pour les trois premiers bâtiments car les systèmes de mesure sont en panne… oO’

[L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)]

Krylau
Krylau
18 mars 2011 13 h 43 min

UPDATE:

le Premier ministre japonais, Naoto Kan, dans un discours télévisé à la nation…

« L’Etat japonais va « prendre fermement » le contrôle de la situation à Fukushima. »

Il a reconnu que la centrale nucléaire accidentée de Fukushima faisait toujours face à « d’énormes difficultés »

dtc
dtc
18 mars 2011 14 h 22 min

Krylau, sacret taf depuis le début
un GROS +1

Jean-Philippe
18 mars 2011 14 h 51 min

Merci beaucoup Sébastien pour toutes ces infos bien utiles pour nous ici à Tokyo.

Krylau
Krylau
18 mars 2011 20 h 47 min

UPDATE « C’est une course contre la montre », a déclaré le directeur général de l’AIEA, venu spécialement à Tokyo pour discuter avec les autorités japonaises de l’accident nucléaire le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986… Hidehiko Nishiyama, de l’agence japonaise de sûreté nucléaire, précise que le niveau de l’accident a été relevé car au moins 3% du combustible dans trois réacteurs ont été gravement endommagés, suggérant une fonte partielle du coeur de ces réacteurs et le rejet de radioactivité dans l’environnement… « La perte du système de refroidissement a entraîné des dommages sur le coeur du réacteur. Des particules radioactives… Lire la suite »

Ryo
Ryo
18 mars 2011 22 h 08 min

Salut, je viens aujourd’hui te faire le même reproche que pour ton précédent article : le ton quelque peu alarmiste que tu emploies (ou du moins que tu cites) au lieu de clarifier les choses. Les médias gonflent les évènements pour capter plus d’audimat, pour émouvoir le public, pour faire du sensass ou que sais-je encore… On avance des données choc, et ensuite ? Parce qu’ils sont bien jolis tous ces chiffres inquiétants, mais qu’est ce qu’ils signifient vraiment ? Pas besoin d’être ingénieur en énergie nucléaire pour se douter que les réacteurs de Fukushima balancent tout un tas de… Lire la suite »

Ryo
Ryo
18 mars 2011 22 h 20 min

Ce qui m’énerve, c’est par exemple l’emploi du terme « nuage radioactif », les images de l’explosion d’hydrogène -je le rappelle- utilisées par Euronews pour illustrer son reportage, qui ne sont pas de l’info, mais de l’amplification.
Et ce n’est que 2 petits exemples parmi tant d’autres, car force est de constater qu’une grande majorité de la presse se délecte de répandre cette belle image du désastre nucléaire au Japon sans vraiment relativiser l’information… C’est tellement plus intéressant de choquer le public avec du blabla apocalyptique, des données pleines de chiffres et de mesures scientifiques complexes..

g0r007
g0r007
19 mars 2011 12 h 16 min

Mmmmm, l’image principal ne serait pas un peu tiré d’évangelion ? :-p

Krylau
Krylau
19 mars 2011 16 h 07 min

@G0r007 > +1

En 2000, une gigantesque explosion se produit provoquant un cataclysme qui dévaste une grande partie de la planète, le niveau des eaux montent et submerge Tokyo. Tokyo-2 est alors construite et définie comme nouvelle capitale du Japon. Quinze ans plus tard, l’humanité a surmonté cet événement, appelé le Second Impact…

moonfleet
moonfleet
20 mars 2011 4 h 02 min

le japon ont d’extraordinaires possibilités avec l’océan et la géothermie profonde en matière d’énergies renouvelables et d’extraordinaires chercheurs..et construisent des centrales nucléaires sur des failles…. où est l’intelligence la dedans? même un enfant comprendrait cela. Le scientisme est à son paroxysme. Les lobbies font du lavage de cerveau. La soumission a la « fatalité  » est surprenante.Nous sommes choqués par la folie humaine? Nous considérons les pro-nucléaires comme des collabos. A la prochaine explosion nucléaire en Europe ou surtout en France, regretterez vous votre bêtise? Où devrons nous encore nous traiter d’écolos « apeurés pour rien? » Vous êtes non seulement indécents mais… Lire la suite »

rickamon
rickamon
21 mars 2011 22 h 26 min

un souci, me mine la tête,
Comment vont supporter, les millions d’irradiers du JAPON,
pauvres âmes en peine et comment les aider , et les autres centrales touchés ne peuvent pas déveresser sans cesse et pour des temps long ,sur tous les pays environnant? des nuages destructeurs  » quel solution avez vous déja en tête messieurs les penseurs sans coeur » j’ai peur de l’entrevoir cela serais la 3 èm » qui évacuerais pour de bon le problem « humain et radio actif // sous le couver de quel catastrophe
un sillo de la défense touché