Pascal Sevran est mort…ben en fait NON !!

Europe 1 avait annoncé sa mort, avant de présenter ses excuses.

19h17. Pour Europe 1.fr, l’animateur d’émissions musicales pour personnes âgées est mort. Il s’est éteint ce lundi à l’âge de 62 ans, « des suites d’une maladie ». Et la radio de publier une petite biographie.

Dans la foulée… Wikipédia reprend l’information, annonce sa mort puis dément. Dans l’historique de la page sur Pascal Sevran, on peut voir des dizaines de modifications en quelques minutes.

L’information est relayée ensuite par plusieurs sites …PurePeople.com, 20minutes.fr, le blog de Jean-Marc Morandini…etc.

… puis démentie. La direction de France 2, qui a appelé la famille pour savoir s’il fallait préparer une nécrologie pour le 20 heures, selon 20minutes.fr, explique que Pascal Sevran « se repose en famille ». Et d’affirmer: « Nous venons d’en avoir la confirmation par une source très proche et très sûre ».

19h32. Europe 1 « présente ses plus plates excuses ». En Une du site internet, la radio explique que le chanteur n’est pas mort. => Ben la prochaine fois, vérifiez mieux vos infos les gars !!

On ne peut pas dire que Pascal Sevran soit apprécié de tous, c’est le moins que l’on puisse dire, surtout après ses récentes déclarations très très limites (sur l’Afrique notamment).

Mais bon, la presse va quand même lui rendre l’hommage qu’il mérite le jour où il disparaîtra, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, Europe 1 s’étant trompé et plusieurs sites et blogs ayant relayé l’info !!

 

Né le 16 octobre 1945 à Paris, Jean-Claude Jouhaud, alias Pascal Sevran, était le fils d’un chauffeur de taxi et d’une couturière, tous deux encartés au Parti communiste. Il grandit à Antony, dans la banlieue sud de Paris, où il suit une scolarité des plus simples.

En 1960, après un apprentissage de garçon-coiffeur, il « monte à Paris » avec la ferme intention de percer dans le showbiz. Il rencontre alors Orlando, le frère de la chanteuse Dalida, qui produit son premier 45-tours, Les Petits Français.

Il prend de l’assurance et commence à fréquenter l’équipe du Petit Conservatoire de Mireille, une émission de télé dédiée à la musique et au chant qui accueille de jeunes talents en devenir. Le mari de Mireille, le philosophe Emmanuel Berl, le prend sous son aile et l’élève intellectuellement.

En 1972, alors journaliste à l’hebdomadaire Ici Paris, il contacte Dalida au prétexte de vouloir l’interviewer. En fait, il vient lui proposer ses textes de chansons. Il signe ainsi Il venait d’avoir 18 ans, qui deviendra l’un des grands classiques de la chanteuse.

Dès lors, il devient très proche de Dalida, au même titre que Bertrand Delanoë, futur maire de Paris, Max Guazzini, futur patron de la radio NRJ, ou Jacques Lang, futur Ministre de la culture.

En 1979, il sort un premier roman, Le Passé supplémentaire, qui reçoit les éloges de la critique. Ce livre lui donne encore un peu plus d’assurance.

Dalida lui fait rencontrer François Mitterrand quelques mois avant que celui-ci ne soit élu président de la République, en 1981. Des liens solides unissent rapidement ces deux hommes férus de bons mots et d’ironie.

A partir de 1982, Pascal Sevran gravit chaque année la roche de Solutré au côté de son nouvel ange-gardien.

Bizarrement, ce n’est qu’en 1984 que le grand public le découvre, lorsqu’il présente La Chance aux chansons, sur France 2, qui rencontrera un immense succès auprès d’un public que les méchantes langues qualifient de « vieillissant ». Sevran a 39 ans, il est blond, il parle vite et prend souvent à partie un dénommé Tintin, que l’on ne voit jamais. Il a un style à lui ; on aime ou pas, mais il plaît à un large spectre de la population française.

Il animera cette émission culte durant 16 ans.

En 2000, il prend du recul et se consacre à l’écriture d’un roman intime. Chaque année, il en publie un tome, toujours rédigé d’une plume alerte, parfois vacharde, et rencontre également le succès en librairie.

En 2006, dans l’un de ses ouvrages, Le Privilège des jonquilles, il écrit au sujet des Noirs, et sous-entend que leur crime est de faire des enfants qu’ils ne peuvent pas nourrir.

Ce passage déclenche une vive polémique et conduit France 2, la chaîne pour laquelle il travaille, à lui signifier officiellement sa désapprobation.

En 2007, déjà malade, il apporte un soutien appuyé à Nicolas Sarkozy lors la campagne présidentielle.

La même année, France Télévisions suspend ses deux émissions, Chantez la vie et Entrée d’artistes. Il choisit de se retirer de l’univers des médias, n’accordant que très peu d’entretiens. Dans l’un d’entre eux, accordé à Paris-Match, il confie la teneur du mal qui le ronge et exprime combien il reste confiant dans la vie.

Elle ne l’a pas entendu…Bibliographie : La Mélancolie des fanfares, Paris, A. Michel, 2007Le Privilège des jonquilles Paris, A. Michel, 2006Il pleut, embrasse-moi, Paris, A. Michel, 2005On s’ennuyait le dimanche, Paris, A. Michel, 2004Lentement, place de l’Eglise, A. Michel, Paris, 2003On dirait qu’il va neiger, A. Michel, Paris, 2002Des lendemains de fêtes, A. Michel, Paris, 2001La Vie sans lui : journal, Albin Michel, 2000Je me souviens aussi, Paris, A. Michel, 1997Mitterrand, les autres jours, A. Michel, Paris, 1997Tous les bonheurs sont provisoires, A. Michel, Paris, 1995Souvenirs particuliers, Paris, J. C. Lattès, 1990Le Dictionnaire de la chanson française, Carrère, Paris, 1986Un garçon de France : roman, O. Orban, Paris, 1982 ; Albin Michel 2003Vichy-dancing : roman, Olivier Orban, Paris, 1980 ; Albin Michel, 1999Le Passé supplémentaire : roman, O. Orban, [Paris], 1979 ; albin Michel, 2001Le Music-Hall français, de Mayol à Julien Clerc, Paris, O. Orban, 1978Les 180 Jours de Giscard, histoire du dernier gouvernement de l’Union de la droite, 3 avril-2 octobre 1978, Paris, G. Authier, 1977Le Guide du socialisme, G. Authier, Paris, 1977

Source : l’excellent purepeople.com

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