Pourquoi General Motors a exigé que PSA gèle ses ventes à l'Iran

Ce n’était pas pour s’aligner aux sanctions occidentales imposées à Téhéran pour ses ambitions nucléaires…


En février 2012, avec le consentement d’Eric Besson, alors Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique (depuis rebaptisé Redressement productif), General Motors fait son entrée dans le capital du groupe PSA et devient le deuxième actionnaire derrière la famille Peugeot ; faisant ainsi acquisition de 7% du capital de l’entreprise.
Bien que l’apport non négligeable d’un milliard d’euros avec l’arrivée de GM au capital de PSA pousse la famille Peugeot à investir 150 millions d’euros, le groupe PSA ne prendra pas de participation au sein du géant américain en proie à de grandes difficultés financières dont la dette a pratiquement triplé au cours de l’année 2011, passant de 1,2 milliard à 3,4 milliards d’euros.
Devant le génie stratégique patent de General Motors en Europe, PSA cède sous la pression de son nouvel actionnaire de se retirer du marché iranien en invoquant des raisons politiques, alors deuxième marché mondial du constructeur français qui représente, conjointement avec Renault, 40% du marché iranien en 2011.

L’alliance stratégique prend fin en décembre 2013, GM se séparant de l’intégralité de ses parts dans le capital du constructeur français Peugeot PSA, l’américain laissant derrière lui l’amère sentiment d’avoir joué les trouble-fête dans son rôle de gendarme du monde.
L’affaire en serait restée là si ce n’était sans compter les derniers éléments apportés par un article du Figaro, qui offre des éléments de réflexion quant aux coulisses de cette alliance aussi expéditive que dispensable du point de vue français.
En effet, a défaut de n’avoir jamais su s’adapter à la demande du marché européen depuis la crise pétrolière de 1973, General Motors n’a pour autant pas perdu le nord en lorgnant le marché iranien – vaste marché de 80 millions de consommateurs, riche en gaz et en pétrole – comme en témoigne sa campagne publicitaire dans plusieurs journaux iraniens l’an dernier, visant à préparer les consciences de son futur retour depuis la chute du Shah.
Et depuis les six derniers mois, par l’intermédiaire d’émissaires utilisant des passeport suisses, rupture des relations diplomatiques oblige, le groupe est passé du stade de simple repérage à celui de probable implantation tout en prenant garde de ne pas s’aventurer à contre courant du décret présidentiel américain, stipulant qu’il est proscrit pour toute entité étrangère de mettre à disposition du secteur automobile iranien des pièces ou des services, exceptions faites de véhicules.
Volonté de s’implanter réaffirmée par l’exportation l’été dernier de modèles Camaro (de la marque Chevrolet appartenant au groupe GM, donc) transités par l’Azerbaïdjan, en vue toujours de tester la réaction du marché.
Une approche courtisane alors même que les sanctions économiques (comprenant le secteur automobile) contre Téhéran n’étaient pas encore levées, les accords de Genève du 24 novembre dernier permettant à la République islamique de s’affranchir de ces dernières en contrepartie d’un gèle partiel de ses activités nucléaires.
On en viendrait presque à penser que l’implication du groupe américain dans le capital de PSA visait à enrayer la concurrence et ainsi régner sans partage sur le marché iranien. De ce constat, il n’y a qu’un pas (que je franchis).
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Source : Le Figaro

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snipe960
snipe960
21 janvier 2014 20 h 20 min

ils ont raison apres tout ils ne reste de français que l’adresse en france on est des putes internationale avec ce titre évocateur voulez couché avec moi ce soir même celui qui n’à que 2 de qi au usa c’est quand france c’est la baguette le symbole nationale et certainement pas ariane cesoir j’espére que boeing entrera dans le capital d’ariane et d’eads allez tous vous faire enculer bien profond la classe politique ,médiatique et industrielle française n’est pas française elles est international or en Allemagne c’est das folk putain de merde hitler me manque!!!!!!!!!

Kagemusha
Kagemusha
22 janvier 2014 0 h 10 min

Complot, complot, complot….Ah non