Qui est Essia Boularès, la suspecte de l’incendie rue d’Erlanger

Cette habitante de l’immeuble, au comportement suspect, a été placée en garde à vue avant d’être admise à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

MAJ : Elle a été mise en examen vendredi 8 février dans la soirée et placée en détention provisoire.

Vers une heure du matin, alors que l’incendie venait de débuter, cette femme âgée de 41 ans, Essia Boularès, a été vue en train de mettre le feu à une poubelle devant l’immeuble. Elle tentait aussi d’incendier un véhicule garé à côté en attachant un foulard enflammé à un rétroviseur.

En état d’ivresse, elle aurait expliqué son geste par un conflit avec un voisin (lui-même pompier et habitant l’immeuble) quand les policiers l’ont arrêtée. Une enquête a été ouverte pour « destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort » et confiée au premier district de la PJ.

La suspecte a été placée en garde à vue. Elle a des antécédents psychiatriques assez lourds et a notamment été hospitalisée pendant cinq ans dans un service spécialisé. Elle était sortie de l’hôpital Sainte-Anne depuis une semaine, sans suivi particulier.

Par ailleurs, selon le témoignage d’un commerçant du quartier, elle aurait déjà mis le feu dans une boutique du quartier il y a deux ans, mais il avait pu être éteint à temps.

Voici le témoignage du voisin avec qui elle a eu une altercation, pour le Parisien :

Nous étions dérangés par ma voisine qui avait mis la musique très fort chez elle. […] Hier soir [lundi soir] ma compagne est allée frapper à sa porte, et elle s’est fait insulter. Je suis pompier professionnel à la BSPP [Brigade des sapeurs-pompiers de Paris] et c’est pour ça que j’ai appelé le 17, vers 23 h 50. J’ai attendu quarante minutes pour m’entendre dire que ce n’était pas une situation d’urgence. […] Les policiers m’ont dit de partir. Je suis sorti avec ma compagne, je voulais passer la nuit ailleurs. J’ai cru que les policiers l’avaient embarquée donc nous sommes revenus. Mais je suis tombée nez à nez avec ma voisine dans les escaliers. Les policiers étaient repartis. Après leur départ, ma voisine a essayé de défoncer ma fenêtre et ma porte pour se venger. Un voisin m’a expliqué qu’il y avait du papier devant ma porte avec du bois. Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger. Quand je l’ai croisée, elle m’a souhaité bon courage en me disant que j’étais pompier, et que j’aimais bien les flammes. Là, je sens l’odeur de brûlé.

Apparemment, c’est l’alcool qui l’aurait poussé à cet acte insensé, selon le témoignage d’une amie :

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