Suicide d’un prof : l’élève a menti !!

 » L’élève M. a menti « , a déclaré vendredi Francis Lec.

L’avocat de la famille d’un professeur accusé par un collégien de violences à Saint-Michel dans l’Aisne et qui s’était suicidé à l’issue de sa garde à vue a ainsi fait cette déclaration.
« Il est établi que les faits allégués sont inexacts », a confirmé le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet.

L’affaire n’est pas finie car maintenant l’adolescent va être présenté à un juge pour enfant en vue de sa mise en examen pour dénonciation calomnieuse.

Sur Europe 1, le père de l’enseignant a lui expliqué qu’il allait se constituer partie civile.

Mais sa colère est surtout dirigée contre « les interventions d’adultes » qui « ont guidé par la main » le collégien dans son mensonge. Malgré cela, il pense « qu’on ne peut pas mettre toute la responsabilité sur le dos de cet enfant ». Pour lui, « l’objectif premier est atteint : rendre son honneur à mon fils ».

Le professeur, âgé de 38 ans, avait été retrouvé pendu à son domicile le 20 septembre. La veille il avait été placé en garde à vue à la suite d’une plainte déposée par un élève qui l’accusait de lui avoir donné un coup de poing dans une salle de classe, ce que l’enseignant niait.

L’élève avait affirmé qu’un retard avait été à l’origine de cette supposée altercation, avec son refus de remettre son carnet de correspondance. Pour prouver que le prof l’avait frappé, Maxime avait montré une dent cassée. Or pendant son audition, Maxime a reconnu qu’il se l’était cassée pendant l’été, bien avant la rentrée des classes. Les raisons pour lesquelles l’adolescent a ainsi menti ne sont pas connues. Il n’est jamais retourné dans son collège après les événements. Il est désormais scolarisé dans une commune proche de son domicile.

Les enquêteurs avaient eux mis en avant que l’enseignant était fragile au moment des faits, notamment parce qu’il était alors en pleine procédure de divorce.

Samedi, la FSU, le principal syndicat d’enseignants, a demandé de « tirer toutes les leçons » de ce drame. « La première réponse à un incident ou un conflit entre un enseignant et un élève devrait d’abord être traitée au sein de l’établissement scolaire en favorisant notamment le dialogue ; le recours à des procédures telles que la garde à vue devrait être exceptionnel et le respect de la présomption d’innocence ne devrait jamais être oublié », a fait savoir le syndicat qui a demandé aux ministres concernés de prendre position en ce sens.

Source : europe1

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