Le swatting, dernier canular en vogue qui indispose la police US

Véritable épidémie outre-Atlantique, le swatting consiste en un canular téléphonique visant à faire intervenir au domicile de la victime la plus large armada possible de policiers.


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rage-quitLe phénomène, qui s’étend à l’échelle nationale aux Etats-Unis, évolue parmi la communauté des joueurs de jeux vidéo. Le principe est simple, en cas de défaite face à un autre joueur, le perdant, par esprit revanchard, s’évertue à collecter le maximum d’informations possible sur sa victime dans l’intention d’envoyer au domicile de celle-ci le SWAT (unité de police paramilitaire dont le phénomène tire son nom) par le biais d’un canular téléphonique, qui revêt différents scénarios catastrophes laissés à la discrétion de son auteur.

Un jeu codifié puisque assujetti à un barème, lequel comprend des points attribués selon le type de véhicule (fourgon, véhicule de patrouille, hélicoptère) et d’unité (amateur de donuts ou membre du SWAT) déployés, en passant par la tactique adoptée par les troupes au sol pour se frayer un chemin jusqu’au au domicile de la proie.

Dernière victime en date, un jeune joueur de 17 ans originaire de Long Beach, dans l’État de New York, qui a vu se masser devant son domicile pas moins de 60 membres des forces de l’ordre, dont le SWAT et plusieurs hélicoptères…

L’appel reçu par la police prétextait que le jeune homme venait tout juste d’assassiner sa mère et s’apprêtait à faire d’autres victimes. Ce n’est qu’une fois arrivée sur place, après une heure et demi à faire le pied de grue, que la police a réalisé que la mère était bel et bien en vie, se préparant une dose de caféine depuis la cuisine. L’adolescent, lui, était toujours rivé sur sa partie de « Call of Duty », casque audio vissé sur la tête.
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Un phénomène en pleine mutation

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Avant de devenir la pratique de troll ultime au sein de la communauté vidéo-ludique, le swatting était il y a encore un an l’apanage d’une bande de plaisantins qui se prêtaient non sans un malin plaisir à l’exercice, trucidant l’ennui à coup de canular téléphonique au détriment de célébrités.

Ainsi, une flopée d’acteurs du star-sytem ont été victimes de cette farce parmi lesquels on compte Russell Brand, Selena Gomez, P. Diddy, Tom Cruise ou encore la famille Kardashians (qui, il faut dire, a tendu la perche) et bien d’autres encore.

Le dernier à s’être fait choper après avoir mobilisé un escadron de police au domicile de Clint Eastwood avait douze ans…

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Un jeu dangereux qui peut coûter bonbon

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In-JailDevant l’envolée du phénomène depuis quelques années, dont les retombées touchent lourdement le porte-monnaie du contribuable face aux ressources que requiert de tels dispositifs, une loi a été votée en septembre dernier préconisant des peines de prison en cas de canular avéré auprès des services d’urgences. Une affaire prise très au sérieux outre-Atlantique, puisque les services du FBI ont été sollicités par le passé pour remonter la trace d’auteurs de canulars.

En 2009, un hacker de 19 ans qui s’adonnait également au swatting à ses heures perdues, a été condamné à onze ans de prison…
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Sources : ABC News, Yahoo

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