Tchernobyl : 25 ans après


L’homme a la mémoire courte, mais l’atome a la vie longue.

Vingt-cinq ans après, et alors que la crise au Japon ravive le débat sur l’avenir du nucléaire, ARTE enquête sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl et sur ses représentations chez la jeune génération.

« TCHERNOBYL FOREVER »
Pour beaucoup de jeunes Ukrainiens, l’histoire du cataclysme nucléaire qui a frappé leur pays se réduit au monde virtuel. C’est derrière un écran d’ordinateur, aux commandes du jeu vidéo Stalker, qu’ils se confrontent aux multiples dangers et dégâts provoqués par l’explosion du réacteur 4, le 26 avril 1986.

Bande annonce

Et tandis qu’ils combattent des mutants radioactifs entre les murs de leur chambre, certains ignorent parfois que, vingt-cinq ans plus tôt, leur père ou leur grand-père était « liquidateur », présent sur les lieux de l’accident pour tenter de contenir les flammes et pour participer aux travaux de décontamination…



Documentaire d’Alain de Halleux (France, 2011, 55mn)
Coproduction : ARTE France, Simple Production, Crescendo
Films, RTBF, Wallonie Image Production

Interview du réalisateur Alain de Halleux
Né en 1957, il est diplômé en Sciences chimiques (nucléaire) de l’UCL, Université catholique de Louvain (Belgique), et diplômé en réalisation de film à l’INSAS à Bruxelles.

Il a reçu le Prix de la vocation en 1983 pour ses travaux photographiques pendant la guerre en Afghanistan. De 1987 à 2005, il a conçu et réalisé de nombreux spots publicitaires, films industriels, BA et clips.

En 2009, il a réalisé R.A.S. nucléaire – rien à signaler, un documentaire édifiant sur les conditions de travail des ouvriers du nucléaire, qui dresse un tableau inquiétant de la sécurité des centrales nucléaires en France et en Europe.

DEBAT SUR LA GESTION ET LA PRÉVENTION DES RISQUES NUCLEAIRES

L’EUROPE ET TCHERNOBYL
En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2 000 mètres d’altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l’Europe centrale et les Balkans. Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d’autres régions d’Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées.

Des images de synthèse reconstituent l’explosion (photo) et la propagation de la radioactivité vers le nord et l’ouest dans les jours qui suivirent l’explosion. Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d’associations et d’experts de l’Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).

Le film montre que la situation n’est pas stabilisée. Environ-nement, santé et chaîne alimentaire sont affectés pour encore très longtemps et la contamination continue son chemin.



Documentaire de Dominique Gros (France, 2006, 59mn)
Coproduction : ARTE France, Les Films d’ici (R. du 18/4/2006)

L’ENERGIE NUCLÉAIRE EST-ELLE DANGEREUSE ?

BONUS : Le nucléaire près de chez vous
Ne pas se fier aux apparences. Pour établir cette carte, il a fallu faire des choix drastiques. Tout ne tenait pas, sinon.

BONUS² : GlobalMag
GlobalMag a suivi les malades du cancer qui veulent prouver que leur maladie a un lien avec la catastrophe de Tchernobyl

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Krylau
Krylau
27 avril 2011 19 h 34 min
mr mediateur
mr mediateur
27 avril 2011 19 h 58 min

depuis que l’automobile existe il y a eut des millions de mort liés aux véhicules, + que pour le nucléaire. faut il interdire les voitures?

de plus grâce au nucléaire nous payons en moyenne 20 à 30% moins cher notre électricité que nos voisins européens.

voilà pour la partie « terre à terre »

et la majorité des « greenpeace » et tout les jeunes « ecolos » sont de petits branleurs de bobos, souvent issus de familles aisées qui veulent s’inventer une cause pour se donner bonne conscience …

ça c’est pour la partie « réaliste » ^^

Krylau
Krylau
27 avril 2011 21 h 24 min

@Mr Mediateur > Excellente réponse +1 Le démantèlement des « 54 » réacteurs français coûtera au bas mot 300.000.000.000 €… (Combien coûte le démantèlement des millions de véhicules liés à des accidents?) … ANNEXES « Des centrales au rebut » : Que deviennent les centrales françaises une fois mises à la retraite ? C’est un enjeu majeur de l’industrie du nucléaire : le démantèlement… > mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/cappuccino/production/publication/France_2/Autre/2011/S16/J2/251181_complement_enquete_sujet2_20110418.wmv « Qui veut la peau des énergies renouvelables ? » : Qu’en est-il des énergies renouvelables ? Pourquoi ne se développent-elles pas plus ? Lors du Grenelle de l’environnement, la France en avait fait une priorité. Depuis, leur développement est… Lire la suite »

Krylau
Krylau
27 avril 2011 21 h 35 min

“Des centrales au rebut”
+
“Qui veut la peau des énergies renouvelables ?”
=
Complément d’enquête du Lundi 18 avril à 22h05 « Nucléaire : la catastrophe qui change tout »

> http://info.france2.fr/complement-denquete/#reportages

Patapoof
Patapoof
27 avril 2011 22 h 23 min

Beaucoup d’infos et gros boulot.
Bravo Krylau !

dtc
dtc
28 avril 2011 8 h 53 min

Tchernobyl une « simple » erreur humaine, rien à voir avec le Japon.