Trois policiers au tribunal pour harcèlement sexuel sur collègue

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« Ils l’ont menottée avant de lui faire subir des attouchements et ont mimé des scènes obscènes avec leurs matraques. »

Les faits
Agée d’une trentaine d’années, elle avait été victime, de décembre 2007 à octobre 2008, de harcèlement, d’attouchements sexuels, de scènes obscènes et d’humiliations, selon Le Parisien.
Cette fonctionnaire de police subissait de la part de trois de ses collègues un vrai calvaire au commissariat de Vélizy dans les Yvelines.
Mais, en octobre 2008, à la suite d’une séance d’attouchements sexuels particulièrement violente, la jeune policière avait décidé de porter plainte devant la commission de déontologie de la direction départementale de la sécurité publique des Yvelines.
Dans Le Parisien, une source spécialisée dans les enquêtes sur les forces de l’ordre avoue: « Je n’ai jamais vu une affaire similaire dans un commissariat. Je pense qu’il s’agit d’un cas unique. »
La victime a raconté que, durant un an, elle subissait de la part de ses trois collègues, avec qui elle faisait équipe, toutes sortes d’humiliations.
Ainsi les trois policiers, âgés de 21, 25 et 28 ans, l’insultaient à longueur de journée et lui imposaient des « contacts insupportables ».
Une source proche du dossier explique dans Le Parisien que « l’un d’eux évoquait sa poitrine en expliquant une publicité pour lingerie féminine et la tripotait », selon Le Parisien.
Puis, un jour, en octobre denier, les trois policiers ont dépassé les limites du supportable:
« Ils l’ont menottée avant de lui faire subir des attouchements et ont mimé des scènes obscènes avec leurs matraques. »
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase…
Pourquoi avoir attendu si longtemps pour porter plainte?
« Elle n’a jamais su ou pu dire non avec ces hommes. Elle voulait s’intégrer à un groupe où la force est une donnée importante pour s’imposer et travailler sur la voie publique » confie, dans Le Parisien, une source proche du dossier.
Les trois policiers étaient connus dans le commissariat pour leurs « plaisanteries graveleuses ».
Plusieurs policières s’étaient plaintes.
Entendus par la « police des polices », les trois policiers mis en cause ont reconnu les faits, précise Le Parisien.
Pour leur défense, ils ont affirmé qu’il s’agissait tout simplement d’un « jeu sans conséquence »…
Ils ont été suspendus de leur fonction… mais avec maintien de leur solde.
Ce jeudi, ils comparaissent devant le tribunal correctionnel de Versailles.

 

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