Un policier donne rendez-vous au commissariat pour un plan Q mais se trompe de partenaire

Il y a quelques semaines, à Rouen, un brigadier surfait sur un site internet de rencontres et a alors donné rendez-vous à un autre homme au commissariat central, sauf que les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Les faits se sont déroulés en mai dernier au commissariat central de Rouen, où se situent également les bureaux de la Direction départementale de la sécurité publique de Seine-Maritime.

Suite à son échange coquin sur internet, le brigadier va descendre à l’accueil, et apercevoir un homme qui correspond au profil de celui à qui il a donné rendez-vous : il va donc le faire monter dans son bureau.

Et là, il lui fait baisser son pantalon, lui palpe le sexe et commence à baisser son propre pantalon. C’est là que l’homme qui l’a suivi s’est dit « qu’il y avait quelque chose d’anormal », confie une source policière à l’époque à France Bleu.

En réalité, l’homme qui était monté dans les étages en compagnie du policier n’était pas du tout celui avec qui le brigadier avait rendez-vous. Il venait pour être auditionné dans le cadre d’une procédure.

Témoin avec son épouse d’une rixe survenue sur la voie publique qui a eu lieu quelque temps plus tôt, il était convoqué initialement pour être auditionné par des enquêteurs…

Et il a donc pensé que baisser son pantalon faisait partie de mesures de sécurité dans le cadre du Plan Vigipirate, ce qui explique qu’il se soit laissé faire.

Paris-Normandie a recueilli le témoignage du brigadier :

« J’ai compris qu’il y avait une grosse méprise de ma part, que je m’étais trompé de personne. Immédiatement je me suis excusé, j’étais très gêné et j’ai raccompagné ce monsieur à l’accueil en m’excusant à nouveau ».

Ce policier est d’ailleurs sur le point de recevoir une médaille mais le syndicat Unité SGP Police a demandé à la hiérarchie de faire retirer le nom du brigadier de la promotion « gilets jaunes ». Car en réalité l’homme est aujourd’hui sous le coup d’une double enquête. Une enquête pénale qui pourrait être classée sans suite, car le brigadier n’avait pas l’intention d’agresser sexuellement l’homme qu’il a fait monter dans son bureau, mais aussi une enquête administrative concernant une autre affaire.

En attendant, le brigadier est en arrêt de travail. Il a été muté dans un autre service et fera probablement l’objet d’un conseil de discipline prévu en novembre.

Via FranceBleu

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