VIDEO « e-Dura » : la neuroprothèse high-tech capable de faire remarcher les paralysés

Une équipe de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) vient de mettre au point un implant neuronal capable de faire remarcher des rats rendus paraplégiques.

Comment ça marche ?

Il s’agit d’une neuroprothèse high-tech très élastique qui a été conçue pour une implantation directe sur la moelle épinière. Composée d’électrodes ainsi que d’un mécanisme de libération de médicaments, elle a été développée, testée et approuvée par une équipe d’experts en la matière. Les résultats des recherches effectuées sur cet implant neuronal constitué d’un substrat de silicone parcouru de ramifications électriques en or, sont disponibles depuis jeudi 8 janvier dans la revue américaine Science.

Aucun dommage et aucun rejet enregistré

Doté d’une technologie moderne, e-Dura qui tient son nom de la dure-mère, a été conçu pour limiter voire anéantir les dommages causés jusqu’alors par la rigidité des prothèses neuronales existantes au niveau des tissus nerveux. Souple, cet implant est doté d’une gaine qui protège la moelle épinière et le cerveau. Il dispose également (presque) des mêmes propriétés que les tissus vivants avec lesquels il entre en contact. Les frictions et les inflammations sont donc réduits et aucun dommage ni rejet n’a été observé chez les rats au bout de deux mois d’étude.

Une thérapie efficace pour les personnes souffrant de traumatismes

Stéphanie Lacour, professeur à l’Ecole polytechnique de Lausanne, et coauteur de ces travaux explique que cette neuroprothèse high-tech peut aussi servir de « traitements thérapeutiques pour des personnes souffrant d’un traumatisme ou de troubles neurologiques, surtout les sujets paralysés à la suite d’une blessure de la moelle épinière » grâce à sa capacité de capter les impulsions électriques du cerveau en temps réel. Les implant neuronaux ont par ailleurs été testés uniquement sur des rats et le professeur Dusko Ilic, un expert des cellules-souches au King’s College de Londres, qui n’a pas participé à cette recherche, pense que le chemin va être encore assez long avant d’en faire des expériences sur des humains.

Les chercheurs vont d’ailleurs s’appliquer à miniaturiser dans un premier temps e-Dura avant de passer à des tests cliniques sur des humains.

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