Vidéo : Ses salariés veulent faire péter l’usine Sodimatex

Xavier Mathieu des « Conti » et la mairie de Crépy-en-Valois les soutiennent

Sodimatex est une entreprise qui fabrique des moquettes pour l’industrie automobile. Le groupe Trèves, qui en est propriétaire, décide à la fin de l’année dernière de délocaliser la production et de fermer l’usine. Xavier Mathieu, le syndicaliste charismatique des « Conti », est venu soutenir les salariés qui sont retranchés dans l’usine de Crépy-en-Valois.

Toutes les conditions sont réunies pour faire enrager les ouvriers, qui sont suspendus à la mise en route d’un plan social, qu’ils estiment assez raide par rapport aux résultats que l’entreprise a réalisés. « Ils déclarent vouloir incendier une citerne de gaz, souhaitent que le plan social soit augmenté, indique la préfecture. Ils réclament que des négociations se rouvrent avec la direction ; l’État joue son rôle de médiateur ».

L’ennui, c’est que la direction du groupe, comme l’année dernière chez Continental, est sourde aux attentes de son personnel. Une table ronde réunissant le préfet, la direction du groupe et des représentants du comité d’entreprise doit se tenir vendredi, mais les salariés n’auraient reçu aucune information de leur direction depuis la décision de délocaliser l’usine.

La justice a, suite à cette décision, annulé en janvier la fermeture de l’usine et 80 personnes n’en peuvent plus d’attendre le bon vouloir des décideurs de l’entreprise.

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Fuzoff
2 avril 2010 11 h 51 min

Philou allias Joe Tuelateuf, avec des sujets aussi gais que son avatar… 🙂

Qu’ils la fassent péter leur usine,les syndicalistes passent leurs vie a aboyer sans jamais taper la ou il faut…

boblechove
boblechove
2 avril 2010 11 h 55 min

Même si sans être dans ce cas n’importe qui dans la conjoncture actuelle peut comprendre leur désarroi. Maintenant j’espère qu’ils n’oublient pas qu’ils « jouent » avec une matière explosive, souvent dans des conditionnement mal entretenu.
Je pense, voir j’en suis sur que si jamais un accident devait arriver on oublierai tous très vite leur situation pour crier au scandale.
La démocratisation de ce genre de grève rend banal de mettre en avant la dangerosité, mais n’oublions pas qu’il s’agit toujours d’une matière qui peut blesser voir tuer.
Aussi, si on joue avec le feu, on risque de se bruler.

Anonyme
Anonyme
2 avril 2010 12 h 27 min

allumez le feu !! svp