Zeebo la console de jeu 3G

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Une console conçue au Brésil entend s’implanter dans des pays où Nintendo, Sega et Microsoft n’ont pas encore inondé le marché.


La société Zeebo vient de dévoiler sa console de jeu du même nom. Fabriquée au Brésil, cette console aura la particularité d’avoir un catalogue de jeux uniquement accessible depuis les réseaux cellulaires 3G, via une boutique type AppStore. Tout comme le Kindle d’Amazon, les utilisateurs n’auront pas à payer le coût de la connexion au réseau 3G, il auront juste à payer les jeux. D’ailleurs, à ce sujet, Gameloft, EA Mobile, Glu, Digital Chocolate, Capcom, Namco, Id Software, Machineworks Northwest, Com2uS ou THQ, seraient déjà en train de porté des titres pour cette console ! Pour le côté hardware, elle tourne sous la plate-forme mobile Qualcomm MSM (Mobile Station Modem) associée au système d’exploitation BREW. Destinée avant tout aux marchés émergents, la Zeebo sera lancée au Brésil pour 199$ avec 4 jeux préinstallés (FIFA 09, Need for Speed Carbon, Brain Challenge, Prey Evil), avec la possibilité d’en télécharger un cinquième gratuitement (Quake) sur le ZeeboNet.

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On est là, avec nos merveilleuses machines HD, nos connexions haut-débit, nos jeux de catégorie AAA et on se remplit d’illusions sur la planète gamer, bien moins égalitaire qu’on ne l’imagine. La réalité est que des milliards d’êtres humains sont hors jeu. Ne parlons même pas des populations les plus démunies, en Afrique surtout, où les urgences prioritaires rendent presque indécente la question du sous-développement du jeu vidéo. Mais qu’en est-il, alors, des fameux Brésil-Russie-Inde-Chine (Bric), qui devraient fournir environ 800 millions de nouveaux membres aux classes moyennes globalisées d’ici à dix ans  ?
Au Brésil, le seul moyen de se procurer une Wii, une PS3 ou une Xbox 360, c’est le marché noir (et à des prix dépassant les 750 euros  !), aucun des « Big Three » n’ayant daigné lancer officiellement sa console sur un marché jugé encore trop peu solvable et infesté par la piraterie. C’est sur ce vide qu’entend surfer la Zeebo, une console conçue au Brésil, où elle sera lancée le mois prochain, et qui prévoit de se développer au Mexique, en Inde, en Europe de l’Est et en Chine d’ici à 2011. La Zeebo est un parfait symbole de modernité low cost  : outre cinq jeux déjà engrammés dans sa mémoire, elle donne accès à un catalogue de classiques et de nouveautés téléchargeables par le réseau mobile 3G. Elle coûte moins de 150 euros et le prix des jeux varie entre 3 euros et 11 euros. Elle est clairement ciblée sur les classes moyennes émergentes et aucun lancement en pays « riche » n’est programmé (mais on ne serait pas étonné si l’on s’apercevait de l’existence d’un vaste gisement d’intérêt sous nos latitudes, un peu sur le modèle de la Logan qui nous était si peu destinée…).
Le modèle proposé par la Zeebo a beau être astucieux, il pourrait bien se révéler un peu tardif  : les marchés qu’elle vise sont trop importants à long terme pour être négligés par la concurrence. Au Brésil, la PS2 est toujours la première console, et Sony a commencé d’en redéployer également le commerce en Inde, où des productions locales PS2 commencent à voir le jour. Une nouveauté développée par les studios Aurona à Hyderabad, Hanuman  : Boy Warrior, basée sur la mythologie indienne, vient d’ailleurs de fournir à la compagnie japonaise son premier record avec 10 000 ventes le jour de sa sortie. On ne sait rien de plus sur ce titre pour l’instant, mais il excite la curiosité et on espère que la globalisation des mœurs gamers, si elle se poursuit, ne se fasse pas qu’à sens unique  : pourra-t-on, nous aussi, jouer à Hanuman   ?

Sources : ecrans

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christ
christ
18 avril 2009 9 h 27 min

fake mito c est faux

christ
christ
18 avril 2009 9 h 32 min

pas zeebo zoobi

Matt
Matt
18 avril 2009 23 h 38 min

première fois que je lis un article aussi long sur evo. Quelques fautes de français, mais encourageant.